Je vous passerais des photos et videos limites de Laure et vous laisse apprécier celle-ci :
jeudi 20 décembre 2007
mardi 18 décembre 2007
Le référencement
Bonjour,
voici le résultat de plusieurs mois de recherches,
dans le référencement et le depot de noms de domaine.
la présentation est un peu oldskool,
mais si vous souhaitez commencer a faire du business sur Internet,
ces vidéos valent vraiment le détour.
Il est meme possible qu'il y ai des infos exclusives
pour certains référenceurs.
http://fr.youtube.com/watch?v=PV4XOs9oG5E
http://fr.youtube.com/watch?v=OMIS5Z4lW1o
http://fr.youtube.com/watch?v=swJR5uAmRTE
http://fr.youtube.com/watch?v=cY6gdgTtuD4
http://fr.youtube.com/watch?v=DdQa5Q7Yy9I
http://fr.youtube.com/watch?v=rMw6Dgc9jyw
http://fr.youtube.com/watch?v=KEXloh7f9xw
http://fr.youtube.com/watch?v=M-_5UPEgBLU
http://fr.youtube.com/watch?v=W3ftr5TUJ4E
http://fr.youtube.com/watch?v=-Z1kzDqzOgk
http://fr.youtube.com/watch?v=zQUrYbvrDK4
http://fr.youtube.com/watch?v=K-OpdBW5z3k
vendredi 14 décembre 2007
mercredi 28 novembre 2007
mardi 27 novembre 2007
jeudi 15 novembre 2007
lundi 12 novembre 2007
Vidéo de la Lune en HD
L'orbiteur lunaire japonais "Kaguya" nous offre une vidéo d'une stupéfiante précision de notre satellite.
ICI
ICI
jeudi 8 novembre 2007
La NASA prévoit un voyage habité sur un astéroïde

Nous voici près de huit ans dans le 21ème siècle, et les plus spectaculaires habités mission de la NASA peut tirer est un voyage à la Station spatiale internationale, un simple 210 milles au-dessus de la Terre. Even the most ambitious part of NASA's current plans for human spaceflight involves visiting a celestial body we've already been to: the moon. Même les plus ambitieux partie des plans actuels de la NASA pour les vols habités implique la visite d'un corps céleste, nous avons déjà fait: la lune. Astronauts, space buffs and an unimpressed public hunger for space exploration that's more dramatic, more heroic, more new . Astronautes, les mordus de l'espace et une unimpressed publique faim pour l'exploration de l'espace qui est plus dramatique, plus héroïque, plus de nouvelles. Something like, say, landing astronauts on a distant rock hurtling through space at 15 miles per second. Quelque chose comme, par exemple, à l'atterrissage d'astronautes sur un lointain rocher embarqués à travers l'espace à 15 kilomètres par seconde.
That's exactly the kind of trip NASA has been studying. C'est exactement le genre de voyage a été l'étude de la NASA. In fact, scientists at the space agency recently determined that a manned mission to a near-Earth asteroid would be possible using technology being developed today. En fait, les scientifiques de l'agence spatiale a récemment déterminé qu'une mission habitée vers un astéroïde proche de la Terre serait possible en utilisant la technologie en cours de développement aujourd'hui. The mission wouldn't be easy. La mission ne sera pas facile. A crew of two or three would spend months riding in a cramped spacecraft before reaching their barren, nearly gravity-free target. Un équipage de deux ou trois se passer des mois dans une circonscription exigu vaisseau, avant d'atteindre leur stériles, près de la gravité sans cible. That such a mission is even being considered, though, says a lot about the versatility of NASA's next fleet of spacecraft and the ambitions the agency has for them. Que cette mission est encore à l'étude, même si, en dit long sur la polyvalence de la NASA prochaine flotte de vaisseaux spatiaux et les ambitions de l'agence a pour eux. If nothing else, it's a signal that space exploration could soon get much more exciting. Si rien d'autre, c'est un signal que l'exploration spatiale pourrait bientôt obtenir beaucoup plus passionnant.
Les explications ICI(US) et ICI (FR)
Voir l'animation ICI
mardi 30 octobre 2007
Oink.cd est fermé
C'est un long texte sur l'industrie du disque qui fait le tour de la blogosphère anglosaxonne. Un "must-read" si vous lisez couramment l'anglais. Le billet de "Bob" sur le blog Demonbaby est la réaction énervée d'un employé de maisons de disques après la fermeture fortemment médiatisée de la communauté Oink.cd, "le modèle de distribution de musique le plus complet et le plus efficace que le monde ait jamais connu". Bob y décrit avec passion ce qu'était réellement Oink, loin des clichés et de la propagande qu'a souhaité proféré la Fédération Internationale de l'Industrie du Disque. Extraits, en français dans le texte :
"Oink était un site réservé aux membres uniquement. Pour devenir membre vous deviez être invité par un membre. Les membres avaient accès à une base de données musicale sans précédent dirigée par la communauté. N'importe quel album auquel vous pouviez penser était à portée de clic. Les standards de qualité extrêmement élevés de Oink assuraient que tout sur le site était de qualité parfaite - des MP3 en 192kbps étaient leur grand minimum, et ils poussaient l'adoption de MP3 de bien meilleure qualité et des téléchargements des FLAC sans perdition. Ils vérifiaient dans les logs que la musique avait bien été rippée des CD sans aucun erreur. Les transcodages - des fichies encodés de fichiers déjà encodés, qui déteriorent la qualité, étaient formellement interdits. Vous aviez toujours la garantie d'avoir un fichier de meilleure qualité que celle d'iTunes ou de n'importe quelle boutique légale de MP3. Le ratio strict de téléchargement/partage sur Oink assurait que chaque album dans leur vaste base de données était toujours bien partagé, ce qui permettait des téléchargements plus rapides que n'importe où ailleurs sur Internet. Un album de 100 Mo pouvait être téléchargé en quelques secondes même sur une connexion moyenne. Oink était connu pour obtenir des albums en pre-release avant n'importe qui d'autres sur Internet, parfois des mois avant leur sortie officielle ; mais ils avaient aussi un catalogue étendu de musique qui remontait à des décennies, alimenté par des amateurs de musique qui retiraient de la fierté dans le fait d'uploader des perles rares de leur collection que d'autres utilisateurs demandaient. S'il y avait un album que vous ne pouviez pas trouver sur Oink, vous aviez simplement à en faire la demande, et attendre que quelqu'un qui l'avait accède à votre demande. Même si l'album demandé était extrêmement rare, le vaste réseau de centaines de milliers d'amateurs de musique sur Oink désireux de contribuer au site faisait en général en sorte que vous n'aviez pas besoin d'attendre bien longtemps".
"En ce sens, Oink n'était pas seulement un paradis absolu pour les fans de musique, c'était sans aucun doute le modèle de distribution de musique le plus complet et le plus efficace que le monde ait jamais connu. Je dis ça avec certitude et sans exagération. C'était comme le plus grand magasin de musique du monde, dont le catalogue largement supérieur et la distribution était entièrement stockés, fournis, organisés et étendus sur l'ensemble de ses clients. Si l'industrie musicale avait trouvé un moyen de capitaliser sur le pouvoir, la dévotion et l'innovation de ses propre fans de la façon dont Oink l'a fait, elle serait en train de prospérer en ce moment plutôt que de s'assécher. Si les lois sur la propriété intellectuelle n'avaient pas rendu Oink illicite, le créateur du site serait le nouveau Steve Jobs aujourd'hui. Il aurait révolutionné la distribution de la musique. A la place, c'est un criminel, simplement parce qu'il a trouvé la meilleure façon d'accéder aux demandes croissantes des consommateurs. J'aurais volontiers payer un abonnement mensuel pour un service légal aussi bon que celui de Oink ; mais aucun n'existait, parce que l'industrie musicale n'a jamais été capable de mettre de côté sa propre cupidité et sa propre connerie d'entreprise de côté pour rendre cela possible."
"Voici une parenthèse intéressante : la RIAA adore se plaindre du fait que les pirates de musique diffusent des albums sur Internet avant-même leur sortie dans les bacs, dépeignant ainsi de vilains pirates morts ensemble pour attaquer leur ennemie, l'industrie du disque. Mais vous savez d'où viennent les fuites ? De la putain de source, bien sûr : les labels ! La plupart des groupes savent qu'une fois que leur album achevé est envoyé au label, le risque de le voir apparaître en ligne commence, parce que les labels sont remplis d'employés sous-payés qui se trouvent être des fans de musique qui ne peuvent pas attendre de partager le nouvel album du groupe avec leurs amis. Si l'album parvient à ne pas fuiter directement du label, il est certain qu'il va être fuité une fois qu'il aura franchi les portes de l'usine. Quelqu'un a l'usine de duplication est toujours content de partir discrètement avec une copie, et peu de temps après, elle apparaît en ligne. Pourquoi ? Parce que les gens adorent la musique, et ils ne peuvent même pas attendre d'entendre le nouvel album de leur groupe favori ! Ca n'est pas une question de profit, et ça n'est pas de la malhonnêteté. Donc l'industrie du disque, peut-être que si vous protégiez un peu mieux vos actifs, cette merde ne fuirait pas. N'accusez pas les fans qui se précipitent sur le contenu fuité en ligne, accusez d'abord les gens qui sont en premier lieu responsables de ces fuites dans les usines de fabrication ! Mais à considérer que c'est un trou trop gros à boucher, ça nous conduit à une question : "pourquoi est-ce que les labels ne s'adaptent pas au changement de nature de la distribution en vendant les nouveaux albums en ligne aussitôt qu'ils sont terminés, avant-même qu'ils aient une chance d'être fuités, et ensuite sortir l'album sur CD deux mois plus tard ?". Bien, tout d'abord, les maisons de disques sont obsédées par les classements des ventes, ils sont obsédés par le fait de déterminer la valeur marchande de leur produit à partir des résulats de vente de la première semaine. Vendre l'album en ligne avant le lancement de la grande distribution, avant qu'ils aient eu des mois pour marketer le produit proprement pour assurer son succès, risquerait de chambouler ces chiffres (même si ces chiffres de toute façon ne veulent plus rien dire du tout). De plus, vendre un album en ligne avant qu'il n'arrive dans les magasins rend les grandes chaînes de distribution (qui souffrent aussi de tout cela) en colère, et les grandes chaînes de distribution ont beaucoup plus de pouvoir qu'elles ne le devraient. Par exemple, si une maison de disques sort un album en ligne mais que Wal-Mart n'a pas le CD dans ses rayons avant encore deux mois (parce qu'il faut le fabriquer), Wal-Mart se met en colère. Qui se fiche de savoir que Wal-Mart est en colère, me demanderez-vous ? Et bien, les maisons de disques s'en soucient, parce que Wal-Mart est, à la fois mystérieusement et tragiquement, le plus grand revendeur de musique au monde. Ca veut dire qu'ils ont du pouvoir et qu'ils peuvent dire "si vous vendez l'album de Britney Spears en ligne avant que nous ne puissions le vendre dans nos magasins, nous perdrons de l'argent. Donc si vous faites ça, nous ne mettrons pas son album du tout dans nos rayons, et alors c'est vous qui allez perdre BEAUCOUP d'argent". Ce genre de connerie rapace arrive tous les jours dans l'industrie du disque, et le résultat implacable c'est un service moins bon pour les consommateurs et pour les amateurs de musique".
Pour Bob, Oink permettait aux artistes eux-mêmes de se débarasser de la menace de Wal-Mart, et de profiter du formidable coup de pouce marketing que permettait la communauté. Car même si lui-même n'achetait pas forcémment tous les albums qu'il avait aimé et découvert sur Oink, rien que le fait de pouvoir en parler autour de lui et d'aller aux concerts générait des ventes et des revenus pour les groupes. La plupart des musiciens en étaient conscients. Il rappelle que contrairement à ce que l'IFPI a voulu faire croire, Oink était entièrement gratuit, sans publicité, et que seuls des dons volontaires permettaient de faire vivre le site en finançant les infrastructures. Si l'IFPI s'est battue contre, c'est uniquement parce qu'il permettait aux fans de remplacer les labels dans des rôles intermédiaires clés qui étaient encore indispensables pour les artistes, et qui ont permis aux maisons de disques pendant des décennies de faire des signer des contrats totalement déséquilibrés aux artistes. L'IFPI veut garder ce contrôle et se sert du droit d'auteur comme d'une arme.
Dégoûté par cette goutte d'eau qui fait déborder un vase déjà très plein, Bob considère maintenant que les majors sont finies, qu'elles vont "brûler sur le sol et [que] nous allons tous danser autour du feu". "Et c'est votre propre faute", dit-il aux majors. Après avoir pensé des années que la musique devait rester payante, parce qu'il a vu de l'intérieur qu'elle nécessitait de gros financements, il souhaite maintenant que la musique enregistrée soit réellement gratuite de façon à assécher tous les intermédiaires qui ont gagné énormément d'argent grâce à des oeuvres qu'ils n'avaient pas créées. "Peut-être que retirer l'argent de la musique est la seule façon de remettre de l'argent dans la musique", écrit-il.
Dans un message déjà très relayé, il demande aux internautes de boycotter totalement tous les albums produits et distribués par des majors (en se servant par exemple du site RIAA Radar), et de soutenir les artistes à travers tous leurs revenus parallèles merchandising, tournées, ...) et de simples soutiens amicaux. "Il est temps de montrer aux artistes qu'il n'y a pas de limite à ce qu'une communauté de fans en ligne peuvent accomplir, et tout ce qu'ils demanderont en retour c'est davantage de musique. Et il est aussi temps de montrer aux labels qu'ils ont manqué une chance énorme en ne saisissant pas les opportunités quand il était encore temps".
RIAA Radar
jeudi 25 octobre 2007
Réchauffement planétaire une énorme arnaque?!
Pour ceux que ça intéresse, voila une autre vision des choses (que je ne partage pas).
ICI
L’écologie est un thème sensible et la préservation de la planète un impératif à moins que nous souhaitions envoyer nos petits enfants vivres sur la surface désertique et peu accueillante de je ne sais quelle planète lointaine… Je vous propose de vous plonger dans le dossier du réchauffement planétaire à travers un reportage (VOST) dans lequel plusieurs spécialistes de la question nous révèlent ou tout du moins tentent de nous faire croire que le réchauffement de la planète n’est qu’une énorme farce et un puissant outil de propagande tandis que d’autres, scandalisés maintiennent leur position sur les dégâts que l’homme cause chaque jours sur l’environnement… Troublant…
ICI
Les 13 crânes de cristal





Histoire complète :
Au début du XIXeme siècle, un crâne de cristal est découvert dans les ruines d'un temple Maya.
Cette découverte est surprenante car le crâne, fait de pur cristal de quartz, le second matériau le plus dur après le diamant, daterait de la période précolombienne.
La légende veut que si l'on retrouve et réunit les 13 crânes dispersés tout autour du monde un message d'une importance capitale pour l'humanité sera dévoilé.
De nos jours, 7 crânes ont été découverts dont l'un est exposé au musée du quai Branly à Paris...
Plus de sources :
erenouvelle
Wikipedia
Imposture : artemisia
vendredi 28 septembre 2007
mercredi 26 septembre 2007
mardi 25 septembre 2007
C'est quoi la Tektonik ?
Un petit post spécial pour Mimi qui cherchait à faire de la Tektonik :
Les bras :
Les jambes :
D'autres videos:
Les bras :
Les jambes :
D'autres videos:
vendredi 21 septembre 2007
Le test ADN qui peut cacher bien pire
Je suis dans une colère noire. Il faut que je me retienne, tant les mots qui me viennent à l'esprit sont violents pour qualifier ce que les députés ont fait ce matin, à 2h10. Et quand je lis les mots qu'a eu le rapporteur de ce projet de loi, Monsieur le député Mariani, j'en ai des nausées.
Ha, tout le monde n'avait d'yeux que pour le test ADN, avec des belles formules à gauche, "les heures les plus sombres de notre histoire", la filiation est-elle seulement biologique, alors même que notre droit n'a jamais intégré cette notion.
Pendant que tout le monde dissertait doctement, l'assassin attendait son heure. Il portait un nom qui pourrait prêter à sourire : l'amendement 69. Et à l'heure où l'hémicycle se vide, après une suspension de séance qui est une invitation à ne pas revenir, il est revenu et a frappé.
L'Assemblée a décidé, oh, trois fois rien. Le délai de recours contre les décisions de l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA), qui accorde ou refuse l'asile politique, a été réduit d'un mois à quinze jours.
Ha, décidément, ce Maître Eolas, quel adepte des effets de manche ! Il essaye de nous faire passer quinze jours comme étant le socle de la démocratie, penserez-vous.
Croyez-vous ?
Allons voir un peu comment ça se passe, concrètement.
La suite : ICI
La série s'animation de Heavenly Sword
Voici une petite série d'animation pour la sortie de Heavenly Sword.
http://www.heavenlysword.com/#/fr_FR/hs_animatedseries/
EPISODE 1 :
EPISODE 2 :
EPISODE 3 :
EPISODE 4 :
EPISODE 5 :
Je ne sais pas s'il y en aura d'autres mais je les ajouterais à la suite.
http://www.heavenlysword.com/#/fr_FR/hs_animatedseries/
EPISODE 1 :
EPISODE 2 :
EPISODE 3 :
EPISODE 4 :
EPISODE 5 :
Je ne sais pas s'il y en aura d'autres mais je les ajouterais à la suite.
mardi 18 septembre 2007
Tour du monde ...
Et voici le blog de Fabienne, une amie de la samba/capoeira qui vient de partir pour un an faire le tour du monde avec son amie Alex.
Je vous laisse suivre ses aventures et découvrir leurs périples : ICI
(faut allez en bas du blog pour voir les derniers messages)
Je vous laisse suivre ses aventures et découvrir leurs périples : ICI
(faut allez en bas du blog pour voir les derniers messages)
Voyage en Amérique Latine
Chabal quand tu nous tiens...
Ce mec est une brutasse, représentatif de la combativité des frenchies
Voici en image le petit dej' du géant :
Voici en image le petit dej' du géant :
mercredi 23 mai 2007
Chantages ordinaires chez General Motors
Des principes que l'on retrouvera peut-être en France d'ici 5 ans et grâce à notre nouveau président :
La suite : ICI
Quel mot employer pour décrire le marché proposé par la Delphi Corporation à ses salariés ? La direction du principal équipementier automobile des Etats-Unis a fait une proposition qu’on pourrait résumer ainsi à ses ouvriers pour les sortir de la situation dans laquelle elle les avait elle-même plongés : « Vous nous offrez les trois cinquièmes de votre paie et nous, nous augmenterons la nôtre d’un tiers. » Aux termes de cette « offre » insolite, le salaire de vingt-quatre mille ouvriers, tous syndiqués, aurait été réduit de 60 % et les prestations ouvertes par leurs cotisations radicalement restreintes, alors que les quatre principaux directeurs de Delphi auraient reçu, eux, plus de cinquante millions de dollars supplémentaires en salaires, primes diverses et plans d’achat d’actions. Quatre cent quatre-vingt-six cadres de haut niveau auraient, de leur côté, obtenu des versements en espèces représentant 30 % à 250 % de leur salaire. Qui plus est, on leur offrait un avantage supplémentaire : au cas où ils auraient choisi de quitter l’entreprise (ce qui, vu les cadeaux servis, eût représenté un choix peu compréhensible...), des indemnités de licenciement de cent quarante-cinq millions de dollars les attendaient (1). Il faut conserver à l’esprit que ce programme d’ensemble avait pour objectif d’éviter la faillite... Le paradoxe était d’autant plus éclatant que cette proposition si alléchante fut avancée quelques mois seulement après que le Parti républicain eut réussi à durcir les lois relatives aux banqueroutes, afin d’empêcher les particuliers endettés de se protéger trop facilement de leurs créanciers (de grosses sociétés, dans la plupart des cas). Pile, je gagne ; face, tu perds.
La suite : ICI
Les Français ne sont pas des paresseux
Il faut, paraît-il, «réhabiliter la valeur travail». Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne victorieuse. Il considère manifestement que la paresse actuelle des Français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s'agit là pourtant d'une contrevérité qui aurait dû en bonne logique lui coûter l'élection tant le propos est insultant à l'égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant.
Rien n'est plus faux en effet que ce préjugé tenace d'une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau des statistiques du travail (BLS), un Français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l'année 2005. C'est certes moins que les 81 000 dollars produits par l'employé américain moyen, mais significativement plus que les 64 100 dollars d'un Anglais, les 59 100 d'un Allemand ou les 56 300 dollars d'un Japonais... Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d'entreprise, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l'organisme statistique officiel de l'Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l'ex-Union à quinze pays. Les Français travaillent presque aussi longtemps que les Anglais (36,5 heures) et significativement plus que les Danois (34,6 heures) dont le modèle social est si envié, ou que les Allemands (34,5 heures) champions du monde de l'exportation. Sans parler des Néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l'ex-Europe à quinze, c'est en Grèce (39,9 heures) et au Portugal (39,2 heures) qu'on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l'ambition de Nicolas Sarkozy pour l'économie française ?
Contrairement à ce que laisse entendre le nouveau président de la République, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l'Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doute que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux high-tech en expansion et s'en sortent nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher outre-Rhin : 33 dollars de l'heure en 2005 pour un ouvrier de l'industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n'est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l'inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l'incurie d'un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d'un Noël Forgeard, a provoqué au sein d'Airbus, on se dit en effet que c'est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l'économie française aurait besoin d'une «rupture».
L'article : ICI
Le Space-cake : La recette !
-Avant tout il faut préparer le beurre ou se trouvera tout le THC des feuilles il est plus particuliérement appelés : beurre de Marakesh.La première étape de mon guide constitura a faire ce beurre et la deuxième a utilisé ce beurre pour faire un cake.Maintenant passons à la première étape.
Première étape:
Pour commencer il vous faut du beurre "normal" et des feuilles saines (petites ou grandes ca n'a aucune importance) ou alors des têtes.Il vaut faut préparer 100 grammes de feuilles en retirant les tiges,les graines et les feuilles malades,il faut aussi 200 grammes de beurre.Utilisez les petites feuilles qui sont sur les têtes car ce sont celles qui contienne le plus de THC et prennez aussi des grandes feuilles,hachez les puis plonger les dans l'eau bouillante puis remuez pendant 10 minutes ensuite egoutez les sans pressez.Rplonger les dans l'eau bouillante avec les 200 grammes de beurre pendant 15 a 20 minutes.Maintenant il vous faut une passoir et un linge solide,filtrez le liquide dans un récipient et quand vous penserez que c'est bien égoutté vous devrez mettre les feuilles dans le linge puis compresser à fond pour en retirer la substance tant voulu "le THC".Une fois l'opération fini il faudra mettre le liquide dans un grand verre étroit que vous mettrez au réfrigérateur.Aprés quelques heures une couche de beurre se formera sur le haut,retirez la délicatement et faites en une motte de beurre.Voila le beurre est enfin fini il ne reste plus qu'a passer à la deuxième étape.
Deuxième étapes:
-Maintenant nous allons voire comment obtenir un vrais Space-Cake
Pour un gateau d'environ 10 personnes il vous faudra 100grs de farine,100grs de beurre (50grs de margarine par exemple et 50grs de beurre de Marakesh),4 jaunes d'oeufs et 4 blancs d'oeufs battus,300grs de plaque de chocolat,une cuillère à café de levure.Mélanger la farine avec la levure,faites fondre le chocolat au bain marie puis faites montez les blancs en neige.Mélanger les jaunes d'oeuf,le chocolat fondu et le beurre (les deux) dans un bol,ajoutez progressivement la farine tout en battant pour obtenir une pâte homogène.Enfin incorporez les blancs battus délicatement et mélangez le tout.Beurrez l'intérieur du moule et soupoudrez le de farine (pour pas que ca colle) et mettez y la pâte.P
réchauffez le four sur thermostat 7 et faiites cuir pendant 30 minutes.
Vérifiez la cuisson en plantant un couteau dans le cake qui devra ressortir lisse...
Première étape:
Pour commencer il vous faut du beurre "normal" et des feuilles saines (petites ou grandes ca n'a aucune importance) ou alors des têtes.Il vaut faut préparer 100 grammes de feuilles en retirant les tiges,les graines et les feuilles malades,il faut aussi 200 grammes de beurre.Utilisez les petites feuilles qui sont sur les têtes car ce sont celles qui contienne le plus de THC et prennez aussi des grandes feuilles,hachez les puis plonger les dans l'eau bouillante puis remuez pendant 10 minutes ensuite egoutez les sans pressez.Rplonger les dans l'eau bouillante avec les 200 grammes de beurre pendant 15 a 20 minutes.Maintenant il vous faut une passoir et un linge solide,filtrez le liquide dans un récipient et quand vous penserez que c'est bien égoutté vous devrez mettre les feuilles dans le linge puis compresser à fond pour en retirer la substance tant voulu "le THC".Une fois l'opération fini il faudra mettre le liquide dans un grand verre étroit que vous mettrez au réfrigérateur.Aprés quelques heures une couche de beurre se formera sur le haut,retirez la délicatement et faites en une motte de beurre.Voila le beurre est enfin fini il ne reste plus qu'a passer à la deuxième étape.
Deuxième étapes:
-Maintenant nous allons voire comment obtenir un vrais Space-Cake
Pour un gateau d'environ 10 personnes il vous faudra 100grs de farine,100grs de beurre (50grs de margarine par exemple et 50grs de beurre de Marakesh),4 jaunes d'oeufs et 4 blancs d'oeufs battus,300grs de plaque de chocolat,une cuillère à café de levure.Mélanger la farine avec la levure,faites fondre le chocolat au bain marie puis faites montez les blancs en neige.Mélanger les jaunes d'oeuf,le chocolat fondu et le beurre (les deux) dans un bol,ajoutez progressivement la farine tout en battant pour obtenir une pâte homogène.Enfin incorporez les blancs battus délicatement et mélangez le tout.Beurrez l'intérieur du moule et soupoudrez le de farine (pour pas que ca colle) et mettez y la pâte.P
réchauffez le four sur thermostat 7 et faiites cuir pendant 30 minutes.
Vérifiez la cuisson en plantant un couteau dans le cake qui devra ressortir lisse...
mardi 22 mai 2007
22 mai 2007 : journée Internationale de la Diversité Biologique
M. Ahmed Djolghlaf, Secrétaire Exécutif de la Convention sur la diversité biologique :
"Les changements climatiques sont une réalité. Dans son plus récent rapport, préparé par 2 500 experts de 130 pays, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, la plus importante autorité scientifique des Nations Unies, a indiqué que la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère terrestre atteint actuellement son niveau le plus élevé des 650 000 dernières années. Cette situation est causée par l’activité humaine.
L’appauvrissement de la diversité biologique est une réalité. L’Évaluation des écosystèmes en début de Millénaire, la plus importante déclaration sur la santé des écosystèmes terrestres, préparée par 1 395 travailleurs scientifiques de 95 pays, a mis en évidence les conséquences négatives des activités humaines sur le fonctionnement naturel de la planète. Ainsi, la capacité de la planète à fournir les produits et services dont nous et les prochaines générations avons besoin pour notre bien-être est sérieusement, voire même irrémédiablement, en péril. En fait, nous connaissons la plus importante vague de disparitions depuis l’extinction des dinosaures. Le taux d’extinction est mille fois plus élevé que le taux de référence. Trois espèces disparaissent toutes les heures. Près de 150 espèces sont perdues chaque jour. De 18 000 à 55 000 espèces sont perdues chaque année. Cette situation est causée par l’activité humaine.
Lien direct : ICI
La Mondialisation Underground
À partir du bazar de Belsunce à Marseille, Alain Tarrius, socio-anthropologue urbain (et tout-terrain) [1], a remonté le fil d’Ariane du trabendo transméditerranéen. Où l’on découvre comment, en rupture de salariat, les saute-frontières ont tissé d’invisibles territoires circulatoires où le lien social prime sur le commerce, tout en frayant avec de réels enjeux macroéconomiques. De Tanger à Dubaï - la nouvelle Mecque électronique -, en passant par la mer Noire, nous voilà entraînés dans un road movie atypique et fascinant. Chez Momo, Bar du Triomphe, notre homme a croisé CQFD. Histoires.
CQFD : Qu’est-ce qui t’a amené à explorer le souk marseillais ?
Alain Tarrius : La mairie m’a appelé en 1985. Il y avait eu des affrontements entre taxis locaux et taxis clandestins arabes. Elle voulait calmer le jeu, repérer les voyous... Arrivé à la gare Saint-Charles, je hèle un taxi : « À Belsunce ». Réaction : « Arabe ou pas, Belsunce c’est cent francs. » Pour faire deux cents mètres ! Ç’a été mon premier contact avec les fameux taxis voyous. Pas les Arabes, ceux qui se plaignaient de leur concurrence déloyale [rires]. En fait, les commerçants du quartier, pour que leurs clients ne se fassent pas piller par ces taxis-là, offraient les services d’un « cousin » pour les emmener à l’aéroport de Marignane. Cent balles à quatre au lieu de deux cents par tête de pipe avec les taxis légaux. Quand les flics les arrêtaient, le client disait « c’est mon cousin ». Les mecs me racontaient ça avec un sourire jusqu’aux oreilles dans leur arrière-boutique, de vraies cavernes d’Ali Baba. Frigos, télés, magnétoscopes... Incroyable : je m’étais documenté, INSEE, mairie, etc., et tous disaient « quartier de la misère, réhabilitation difficile, trop d’immigrés ensemble ». J’ai commencé à fréquenter ce milieu, ces mouvements en provenance d’Algérie ou d’autres villes européennes et qui faisaient escale ici pour faire des achats avant le retour au bled. Marignane était alors un aéroport en pointe question trafic voyageurs, grâce aux Algériens. Et tout ce beau monde passait par Belsunce.
Et ta mission initiale, à quoi a-t-elle abouti ?
J’ai naïvement dit à l’agence d’urbanisme qu’il y avait là une vitalité à encourager, qu’il fallait les aider à améliorer le parc immobilier. On m’a dit « Oui, mais on n’a pas le droit de faire des prêts à des non-natifs. » Avec une mauvaise foi évidente, chaque fois qu’un Arabe demandait les facilités de crédit prévues dans le plan de réhabilitation, on se cachait derrière un arrêté datant de 1943, de l’occupation nazie ! On ne voulait pas voir le fonctionnement admirable de ce comptoir algérien. On parlait de quartier répulsif. Très vite, l’agence a reçu l’ordre de « ne plus travailler avec Tarrius, qui développe des a priori contraires à la politique souhaitée »... Je ne m’en plains pas, ça m’a rendu ma liberté. Là, il ne s’agit plus d’immigrés qu’on fait venir pour bosser en usine, mais de débrouillards. Il y avait là une mobilisation très intelligente. Au début des années 70, le commerce de Belsunce était uniquement de proximité. Puis des Arméniens qui travaillaient le cuir, et aussi des Juifs du « petit Sentier » ont cédé leurs baux aux Algériens. Les Arméniens parce qu’ils n’utilisaient plus les locaux en rez-de-chaussée, et les Juifs parce que cette alliance leur permettait de vendre du vêtement à cette clientèle de passage.
...
Article complet : ICI
lundi 21 mai 2007
vendredi 18 mai 2007
L'urgence énergétique
Après l'inventaire énergétique des énergies renouvelables (volets II et III dans ReSPUBLICA 519 et 524) puis de l'énergie nucléaire (volet IV dans ReSPUBLICA 527), nous abordons ici les questions financières (coûts d'investissement et de production) et écologiques (rejets de gaz à effets de serre) des énergies nucléaires et renouvelables.
Rappelons les unités employées :
énergie : 1 TEP (une tonne équivalent pétrole) représente une énergie de 11600 kWh ; 1 MTEP (mégaTEP) vaut 11,6 TWh (un térawatt-heure = 1 milliard de kWh). puissance : 1 gigawatt GW = 1000 mégawatts MW ; 1 MW = 1 million de watts
Article complet ICI
La réalité augmentée
Cela consiste à porter des lunettes qui permettent de distinguer des éléments 3D que l'on insère à l'image réelle.
Le Japon se prépare à abandonner le pacifisme
C’était à prévoir, Shinzo Abe, le premier ministre japonais, a proposé une loi référendaire que le Sénat de majorité de droite a adopté ce lundi. Cette loi, applicable d’ici trois ans, permettra de modifier la constitution pacifiste par le biais d’un référendum. Shinzo Abe a déclaré que la constitution « ne répond plus aux changements survenus dans la politique étrangère et de défense ». L’article 9 de la constitution, faisant du pacifisme radical la devise du Japon et réduisant l’armée à des forces d’autodéfense très réduites, a déjà été détourné notamment lors d’envoi de troupes en Irak.
En vue de ce référendum, le gouvernement s’évertue à éveiller un sentiment belliciste chez les Japonais, jusqu’à lors majoritairement pacifistes, à coup de manuels scolaires patriotiques et faisant chanter le Kimigayo dans les écoles, l’hymne national(iste) à la gloire des conquêtes coloniales du Japon. Malgré les vives réactions des enseignants, il y a de fortes chances que ce genre de méthodes paient à long terme et que les Japonais, en période de redéfinition identitaire face à la montée de la Chine, donnent le feu vert à la suppression de cet article 9, permettant ainsi au Japon de s’équiper d’une armée en bonne et due forme et de se détacher de son image de « nain politique ». Comme quelques déclarations de la part des gouvernements américains et japonais le laissent penser, le Japon pourrait rapidement devenir un fidèle allié militaire des Etats-Unis en Asie Orientale, au même titre que le Royaume Uni en Europe.
mercredi 16 mai 2007
Interview exclusive de Jean-Christophe Decaux
Les démonteurs de pub ont reçu il y a une bonne quinzaine de jours une invitation pour le moins surprenante : venant de Jean-Christophe Decaux, le PDG de la société JCDecaux en personne, elle nous conviait à Neuilly-sur-Seine pour une rencontre discrète avec l’héritier de la famille Decaux et principal actionnaire du leader mondial de l’affichage publicitaire en rue. Après quelques hésitations, nous avons décidé de nous rendre au rendez-vous et le moins qu’on puisse dire est que nous ne fûmes pas déçus.
Tout d’abord, dans le luxueux hall d’entrée du siège de la multinationale, nous avons retrouvé de nombreux confrères du mouvement antipub international, tous aussi interloqués que nous devant cette curieuse invitation. Au début, quand M. Decaux junior commença à nous expliquer son « désir de dialoguer » avec nous, nous sommes restés méfiants, mais force nous est de constater que c’est rien moins que son ralliement au mouvement antipub que ce drôle de personnage à tête de winner nous a annoncé.
Nous avons pu revenir sur cette décision avec l’intéressé au cours d’un entretien dont nous vous livrons le (long) texte intégral en exclusivité mondiale, selon le souhait même de M. Decaux. Le texte de cet entretien a fait l’objet d’une relecture et de modifications de la part de M. J-C Decaux.
A lire complet ICI
Attention : Bien lire la fin de l'article :
Propos (presque) recueillis par François Schreuer, envoyé spécial à Neuilly-sur-Seine (France).
Le personnage de Jean-Christophe Decaux est fictif. Toute ressemblance avec des faits et des personnages réellement existant est cependant parfaitement voulue et assumée.
Enfin je tenais à dire à Lionel qu'il est dans le bon filon à Chambéry où la ville se passe d'un système tel qu'à Lyon "VeloV".
J'espère que cet article te permettra de défendre la position de ta ville dans le développement du vélo en ville. ^^
Une bonne raison d'aimer la Xbox 360 plutôt que la Wii
Un très bon article ICI
Je ne viendrais pas soutenir cet article à 100%, puisque la Wii ne fait que sortir.
Je comprend que Nintendo s'en fiche un peu de ses clients puisque l'on se rend compte de cela quand on a déjà acheté la console m'enfin pour la fidélité c'est assez moyen.
Affaire à suivre ...
Je ne viendrais pas soutenir cet article à 100%, puisque la Wii ne fait que sortir.
Je comprend que Nintendo s'en fiche un peu de ses clients puisque l'on se rend compte de cela quand on a déjà acheté la console m'enfin pour la fidélité c'est assez moyen.
Affaire à suivre ...
mardi 15 mai 2007
Faut-il avoir peur du crédit sur 50 ans ?
Pour ceux qui n'aurait pas le courage de tout lire :
Je peux vous affirmer que c'est un truc à se faire avoir sur toute la ligne avec un risque majeur de tout perdre.
Demandez-vous dans un premier temps ce qui se sera passé d'ici 50 ans et vous comprendrez que le risque est très gros.
Le premier prêt immobilier à 50 ans a débarqué en France le 15 janvier. Folie ou nécessité ? L'offre de la Caisse d'épargne espagnole Kutxa Bank relance la polémique sur l'allongement de la durée des emprunts.
Source ICI
Je peux vous affirmer que c'est un truc à se faire avoir sur toute la ligne avec un risque majeur de tout perdre.
Demandez-vous dans un premier temps ce qui se sera passé d'ici 50 ans et vous comprendrez que le risque est très gros.
Le premier prêt immobilier à 50 ans a débarqué en France le 15 janvier. Folie ou nécessité ? L'offre de la Caisse d'épargne espagnole Kutxa Bank relance la polémique sur l'allongement de la durée des emprunts.
« Avec une mensualité de 913 euros, il est possible d'emprunter 150 000 euros sur 20 ans et 204 000 euros sur 50 ans. » Rembourser plus longtemps pour emprunter plus : l'équation du premier prêt immobilier « jusqu'à 50 ans » paraît séduisante au premier abord.
Son promoteur en France, le courtier Cafpi, revendique déjà « plus de cinq cents demandes dont une centaine est en cours de réalisation ». Après une expérimentation « en exclusivité sur l'Ile-de-France », il envisage d'étendre son offre à d'autres régions françaises. Et les concurrents suivent le mouvement. Depuis début mars, le Crédit Foncier propose ainsi une nouvelle gamme de prêts « de 25 à 40 ans », spécialement destinés aux jeunes de 18-30 ans. Fin mars, l'établissement de crédit immobilier UCB, filiale de BNP Paribas, a lui aussi lancé un crédit sur 40 ans « pour acquérir immédiatement le logement de vos rêves ».
Une suite logique ?
Les jeunes et les foyers modestes sont bien sûr les premières cibles de ce nouveau produit bancaire « extralarge » censé compenser la flambée des prix de l'immobilier. « Jusqu'à présent, si j'avais un revenu mensuel de 2 200 euros par mois et voulais acheter un bien de 150 000 euros, je devais soit renoncer à acheter, soit diminuer mon budget pour être solvable sur une durée de 20 à 30 ans en achetant un logement plus petit, plus loin de mon travail, qui allait m'obliger à plus court terme à revendre et donc à engager des frais supplémentaires », explique Philippe Taboret, directeur marketing de Cafpi.
Après les prêts à 25 ou 30 ans, l'apparition des prêts à 40 ou 50 ans serait donc la réponse bancaire la mieux adaptée pour permettre aux ménages d'accéder à la propriété.
Un nouveau « monstre » à apprivoiser ?
« La hausse des prix de l'immobilier n'est pas corrélée directement avec la hausse des revenus. Eux n'ont pas doublé depuis 2000 ! Il a donc fallu allonger la durée des prêts pour pouvoir acheter un bien et les banques ont accepté de s'adapter en proposant des offres de crédit sur une plus longue durée », observe Christophe Crémer, PDG du courtier en ligne Meilleurtaux.com. Selon son Observatoire du crédit immobilier, les prêts à 15 ans qui constituaient la norme en 2002 sont aujourd'hui devenus l'exception (14 % du marché contre 36,3 % il y a quatre ans) et sont supplantés par les prêts à 25 ans (passé de 8 % à 31 %).
« Les prêts sur 30 ans qui ne constituaient que 2 à 3 % des crédits en 2000, représentent aujourd'hui environ 12 % des crédits chez Meilleurtaux, explique Christophe Crémer. Pourtant en 2000, le prêt à 30 ans avait la même image que le prêt à 50 ans aujourd'hui : c'était le monstre, y compris dans la tête des particuliers. Et les banques disaient qu'elles n'iraient jamais au-delà de 20 ans... » Pourtant cette fois-ci le choc culturel et financier risque d'être un peu plus difficile à accepter.
Coût prohibitif« Plus c'est long plus il y a d'intérêts à rembourser et plus c'est cher », prévient Vanessa Dagand, chargée de mission Banque à l'UFC-Que Choisir. « Le coût réel d'un crédit sur une telle durée peut se révéler prohibitif », alerte aussi l'association de consommateurs Consommation, logement et cadre de vie (CLCV). Selon ses estimations, emprunter 150 000 euros sur 50 ans avec un taux de 4 % coûtera au total 347 400 euros contre 257 760 euros sur 30 ans !
En clair pendant les dix premières années, les ménages remboursent presque uniquement des intérêts ! Et c'est sans compter la hausse probable des taux d'intérêt ! Car plus encore que la durée, ce sont en effet les taux de ces crédits longue durée qui sont dans la ligne de mire des associations de consommateurs.
Zones de turbulences« Au-delà de 25-30 ans, les banques ne peuvent garantir des prêts à taux fixe », explique Philippe Taboret. Conséquence : les prêts à 40 et 50 ans sont négociés avec des taux révisables « non capés », c'est-à-dire sans plafond ! « Les indices actuels étant particulièrement bas, il y a de sérieux risques pour que le taux de crédit soit régulièrement revu à la hausse et donc que les mensualités augmentent, voire atteignent des sommets », prévient l'UFC-Que Choisir.
« Si le taux variable est capé à 6-7 % c'est embêtant mais pas trop pénalisant. Mais quand on sait que le taux à un an qui sert de référence est passé de 2,75 % à 4,20 % entre le début 2006 et aujourd'hui, de telles variations peuvent augmenter les mensualités de 100 à 150 euros. Et donc rapidement dépasser le seuil classique d'endettement de 33 % des revenus mensuels », explique Christophe Crémer. « C e n'est pas le boulot d'un particulier de parier sur les taux financiers ! », conclut-il. D'autant qu'en 50 ans, les accidents de la vie peuvent se multiplier.
« C'est la catastrophe »
« Le chômage, un divorce ou un autre imprévu peuvent obliger les emprunteurs à vendre leur maison, explique Vanessa Dagand. Si le prix de l'immobilier baisse, ils peuvent alors se retrouver sans emploi, sans logement, avec un emprunt de 40 ans à rembourser que le prix de vente ne suffit pas à couvrir. C'est la catastrophe. » A Paris, une telle baisse des prix de l'immobilier est jugée peu probable, mais en province ou en banlieue, rien ne dit qu'à l'horizon 2060 un retournement de conjoncture ne puisse se produire.
Or en cas de décès ou d'invalidité, aucun filet de sécurité n'est prévu. Dans ce crédit à 50 ans, la banque ne propose pas d'assurance décès-invalidité comme le font normalement les établissements bancaires pour les prêts classiques. Aucune clause n'oblige alors l'emprunteur à rembourser son emprunt avant son 75 e anniversaire, ni à souscrire le crédit avant 65 ans. « Il n'y a pas de limite d'âge en théorie, mais il faut raison garder, explique Philippe Taboret. On peut prêter sur 50 ans à un cinquantenaire si l'analyse de dossier permet un remboursement de l'emprunt à 10 ou 20 ans dans le cadre d'une gestion de patrimoine. »
Les associations de consommateurs s'inquiètent d'un vrai danger pour toute la famille : « Sans assurance, en cas de décès, c'est au conjoint d'assumer la totalité du remboursement. Et au lieu d'hériter d'une maison, les enfants peuvent hériter d'une dette ! », souligne Vanessa Dagand. Le risque de faillite est d'autant plus grand, que ce sont les gens aux revenus les plus faibles qui sont la cible de ces offres. « Ce sont eux qui choisissent le plus souvent des taux révisables car le calcul de la capacité d'endettement se fait sur un taux plus bas au départ avec des critères de crédit souvent plus souples », observe Christophe Crémer.
Hyprocrisie ou prudence ?
Philippe Taboret dénonce lui « l'hypocrisie » de ses détracteurs : associations de consommateurs « immobilistes », banquiers « pris au dépourvus » par cette nouvelle offre commerciale et emprunteurs « qui n'en ont pas besoin ». « Les prêts à 50 ans ne sont pas la panacée. Ca coûte cher bien sûr de rembourser des intérêts sur 50 ans, mais c'est une réponse à la situation actuelle du logement en France où il n'y a pas assez de logements sociaux et où les propriétaires louent à des conditions extrêmement exigeantes. La pierre reste le placement le plus sûr et le plus garanti sur le long terme : en 50 ans, avec une estimation des plus prudentes d'une croissance annuelle de 5 % du prix de l'immobilier, la valeur de votre bien aura été multipliée par plus de dix », ajoute-t-il. Sauf que le remède pourrait bien être pire que le mal !
« Le paradoxe de l'immobilier c'est que tout ce qui permet d'acheter à un prix plus cher contribue à faire augmenter davantage les prix », observe Christophe Crémer. « Au lieu de développer ces offres dangereuses, on ferait mieux de revoir les méthodes de scoring des banques [systèmes de notation de leurs clients pour évaluer le risque, NDLR] pour mieux les adapter aux profils atypiques des CDD ou des intérimaires », souligne Vanessa Dagand. « En France, on a un taux de défaut de paiement des emprunts de 0,01 % mais est-ce qu'on a raison d'en être très fiers ?, s'interroge Christophe Crémer. Il y a des gens qui peuvent rembourser et à qui on ne prête pas. » Toute une philosophie du crédit à revoir en somme !
Source ICI
jeudi 10 mai 2007
mercredi 9 mai 2007
Des voleurs de joujoux évitent de peu le fichage ADN
Ha Sarko ...
Tu nous les feras toutes et c'est ce genre de choses, qui moi, m'inquiète.
Tu nous les feras toutes et c'est ce genre de choses, qui moi, m'inquiète.
La menace de prélèvement d'ADN proférée, la semaine dernière, contre deux petits voleurs du Nord qui avaient piqué des jouets dans un supermarché, alimente la polémique sur le fichage génétique des mineurs, dénoncé notamment par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Syndicat de la magistrature (SM). C'est le père qui a rendu publique l'intention des gendarmes de prendre les empreintes digitales et génétiques de ses fils de 8 et 11 ans pour ce larcin. L'homme a en effet découvert, atterré, que la dernière loi sur l'extension du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) permet d'y intégrer les ADN d'enfants.
Les deux frères ont fauché deux Tamagoschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord. Les vigiles les ont repérés sur les caméras de surveillance et les ont appréhendés quand leur mère passait à la caisse. Leur père, Vincent, a indiqué au Parisien que son épouse a «tout de suite payé les jouets volés, environ 50 euros. On les a mis à la poubelle. On a sermonné nos enfants, on les a privés de jeux vidéo, de cadeaux d'anniversaire. On leur a demandé de nous rembourser progressivement sur leur argent de poche et d'effectuer quelques travaux d'intérêt général dans la maison». Ils ont reçu la visite des gendarmes qui venaient leur apporter une convocation. Et le père en était «ravi», croyant qu'ils allaient «faire prendre conscience» à ses fils «qu'il ne fallait pas recommencer». Mais les propos des deux officiers de police judiciaire ont dépassé à ses yeux toute mesure : «Ils ont expliqué à mon fils aîné qu'il serait photographié, qu'on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourrait pas forcément exercer le métier qu'il veut faire plus tard car il serait fiché !»
Persuadé que le Fnaeg était réservé aux seuls délinquants sexuels, le père a d'abord cru à du bluff, avant de réaliser que les gendarmes avaient le droit de mettre à exécution cette menace.
«Pas du bétail». Révolté, il a annoncé qu'il refuserait tout prélèvement génétique sur ses enfants, même si la loi punit ce refus d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende : «C'est une connerie de gamins ! Je ne suis pas d'accord pour qu'ils le paient au prix fort, a-t-il tonné dans le Parisien , ce n'est pas du bétail que l'on doit marquer au fer.» Lors de l'audition le 5 mai des deux gamins, les enquêteurs et le substitut du procureur ont finalement fait machine arrière, n'ont demandé ni relevé d'empreintes digitales, ni effectué de prélèvement génétique, et ont bouclé l'affaire par «un rappel à la loi». «Il y a une part de maladresse des deux gendarmes qui n'ont pas voulu les ficher mais leur faire peur», dit-on à la gendarmerie, «même si la loi l'autorise.»
Lancé en 1998 après l'arrestation du tueur en série Guy Georges, le Fnaeg a d'abord été conçu pour pister les pédophiles, délinquants et criminels sexuels. En 2001, le ministre de l'Intérieur socialiste Daniel Vaillant l'a fait élargir aux autres crimes, de sang, de terrorisme, d'actes de torture et de barbarie, et d'attaques à main armée.
Arrachages d'OGM. Puis le 19 mars 2003, la loi de sécurité intérieure de Nicolas Sarkozy a encore étendu le champ d'application du Fnaeg à quasi tous les délits, même aux vols à l'étalage, dégradations d'abribus ou arrachages d'OGM. Seuls désormais échappent au fichage génétique les usagers de stupéfiants, les personnes punies de simples contraventions et les auteurs d'abus de biens sociaux.
Si le Fnaeg, qui contient aujourd'hui quelque 400 000 profils génétiques, permet de résoudre des crimes anciens et d'innocenter des suspects, son extension massive «à de petites infractions et sans distinction d'âge» inquiète Ollivier Joulin, vice-président du tribunal de grande instance de Bordeaux et membre du Syndicat de la magistrature : «Un enfant fiché pour une bêtise risque de le traîner pendant quarante ans, soit la durée autorisée pour la conservation des ADN. Il risque aussi de ne pas pouvoir accéder à la fonction publique ou à certains autres métiers.» Intervenu plusieurs fois de «façon préventive» pour que des mineurs punis par des sanctions éducatives (et non par une peine) ne soient pas enregistrés dans le Fnaeg, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme, redoute qu'un jour des très jeunes enfants le soient : «L'idée de marquer génétiquement un gosse qui n'a pas dix ans pour un vol dans un magasin et d'en garder la trace indélébile dans un tel fichier est injustifiée, disproportionnée, scandaleuse. Damner à vie un enfant qui a fait une ânerie ou repérer les petits turbulents dès la crèche, c'est une politique qui consiste à enfermer les gens dans la délinquance.»
vendredi 4 mai 2007
Sarko et Mai 1968
« Tourner la page de mai 1968 » : tel est l’objectif que s’est donné Nicolas Sarkozy lors de son dernier discours de campagne présidentiel le dimanche 29 avril 2007.
Mai 1968 serait à l’origine de « l’assistanat, de l’égalitarisme, du nivellement, des 35 heures ». Mai 1968, c’est aussi la liberté de la jeunesse (avec les nouvelles formes culturelles qui vont avec), la liberté sexuelle, la dépénalisation de l’avortement, une culture de la paix et de la tolérance … Mai 1968 a bien sûr eu de nombreuses autres conséquences, dont le développement du divorce, une attente nouvelle par rapport à l’Etat par des citoyens plus instruits, et paradoxalement l’idée que chacun doit construire sa propre histoire en rupture avec la tradition et l’exemple familial…
Nicolas Sarkozy oublie aussi que mai 1968 a été un phénomène mondial. C’est mai 1968 qui a précipité la fin de la guerre au Vietnam, c’est mai 1968 qui a fait de la Californie le terreau pour le révolution informatique en cours, c’est mai 1968 qui a produit des hommes politiques comme Bill Clinton, Tony Blair ou Gerard Schröder.
Depuis mai 1968, la société a évolué, s’est enrichie. L’Europe a pris une place croissante, la société de l’information et de la connaissance a commencé à tisser sa toile, l’économie des loisirs s’est développée. Notre société est certainement plus complexe que celle des années 1968, avec des incertitudes croissantes, une exclusion plus forte. Rares sont ceux qui ne reconnaissent pas les difficultés actuelles de cette société qualifiée par les sociologues d’hyper-moderne (société où les valeurs de la modernité - famille, du travail et de l’Etat-Nation - sont toujours reconnues mais ne fonctionnent plus, alors que l’individualisme, du narcissisme et du souci du regard de l’autre prennent une importance inédite) et souhaitent ne rien changer.
Nicolas Sarkozy critique mai 1968 pour mieux s’inscrire dans une école de pensée, l’école de George W Bush. Tous deux veulent une rupture par rapport à l’hyper-modernité pour la remplacer par un modèle imaginé par quelques think tank de Washington : le néo-conservatisme. Il n’est jamais nommé mais le néo-conservatisme constitue bel et bien le cadre de pensée de Nicolas Sarkozy et de son équipe. Cadre de pensée qu’ils souhaitent voir transformé en cadre d’action. Le néo-conservatisme apporte des réponses sur l’organisation économique, la politique internationale et surtout sur la vision de l’Homme. Car il procède de la dangereuse illusion selon laquelle le politique peut modifier substantiellement les sociétés et diriger le cours de leurs évolutions. Illusion dans laquelle, on peut le dire incidemment, ont puisé tous les totalitarismes du XXe siècle qui préconisaient de bâtir un homme nouveau (y compris génétiquement) et de faire du passé table rase, avec les conséquences que l’on sait.
L’élection présidentielle française se joue donc probablement avant tout sur la vision que nous avons de l’Homme. Est-ce que l’Homme est fait pour faire fonctionner l’économie ? Faut-il le rendre compétitif en le mettant dans un milieu concurrentiel ? Part-on du postulat qu’il existe une hiérarchie entre les hommes, du fait de leur origine (c’est à dire de leur patrimoine génétique) ? Et que la donne de base ne saurait être modifiée, ce qui permet d’ôter à l’Etat et aux pouvoirs publics le délicat soin de traiter les cas déviants ? Ou bien, considère-t-on que l’Homme est un être d’un système social complexe, que les hommes sont différents et chacun doué de raison, que nous avons un devoir de solidarité ? Bref, que la genèse existentielle précède la génétique substantielle ?
Dans le même discours, Nicolas Sarkozy a aussi dit « Dans cette campagne, je n’ai pas été épargné […] Ce sont exactement les mêmes que ceux qui en 1958 se sont donné le ridicule absolu de défiler contre le général De Gaulle en hurlant que le fascisme ne passerait pas. ». A d’autres époques, certains ont hurler que le fascisme ne passerait pas, dans les années 1930 puis 1940. Ils n’ont pas été entendus et le fascisme est passé. Des gens ont ensuite dû mourir pour le combattre. La Constitution de la Vème République peut conduire au « coup d’Etat ». C’est peut-être bien parce que certains ont massivement manifesté en 1958 que la vigilance a été de mise. Il faudrait relire « Le coup d’Etat permanent » et ses remarques d’une absolue justesse sur la dérive d’un pouvoir présidentiel charismatique parce qu’élu au suffrage universel direct, mais n’ayant de compte à rendre, en fin de compte, à personne, ni au peuple, ni à son émanation élective, l’Assemblée Nationale, surtout depuis la concomitance temporelle des Présidentielles et des législatives. Combattre pour la liberté et la démocratie peut parfois être perçu comme excessif mais ce n’est jamais ridicule. C’est peut-être même le combat le plus noble qui soit.
En faisant croire que mai 1968 est à l’origine de maux de la société, de la souffrance de gens, en faisant croire ensuite qu’on peut « tourner la page », Nicolas Sarkozy joue une fois de plus sur la peur, pour l’amplifier encore. La peur est le moteur des dictatures. Elle autorise le discours abêtissant de l’homme providentiel, elle justifie la confiance absolue des aveugles dans le chef charismatique, le guide, le révolutionnaire. Mais seul un nouveau venu peut endosser, à la rigueur, avec honnêteté ce titre ; pas un politicien qui n’a vécu que pour le système dont il émane, depuis sa jeunesse, et qui sort de 5 ans de l’exercice d’un pouvoir ministériel abusif.
jeudi 3 mai 2007
Mon avis sur la question
"Colère noire" me semble un peu surfait.
Mais je reconnais qu'il est aussi difficile de garder son sang-froid devant les conneries que sortait Sarko.
Je trouve très bien qu'elle ai poussé sa gueulante. Ca montre qu'elle a tout de meme du caractère. Aujourd'hui elle défend avec ferveur les handicapés, demain elle défendra surement avec autant de conviction l'image de la France ou des sujets importants sur lesquels elle s'engage.
Pour moi, c'est dans cette prise de position forte qu'elle a gagné des points pour dimanche. Elle a montré qu'elle avait de l'autorité quand c'était nécessaire, qu'elle savait de quoi elle parlait tout en gardant son calme.
Je crois qu'elle n'a d'ailleur rien à Sarko, "le roquet" qui nous a montré sa manière de s'emporter toute la campagne.
@orga : Sarko ne répond rien sur le sujet des handicapés mais attaque Ségo sur sa manière de s'emporter ; il détourne d'ailleur tous les pts qui le dérange tout au long du débat et, ce qui m'a aussi choqué, ça a été son impolitesse (et sa technique) à couper la parole, évitant ainsi a sa concurrente de réussir a construire des réponses construites en parlant par dessus elle.
Concernant le tribunal, il faut aussi penser que ce n'est pas gratuit d'y allez et les familles qui ont des soucis de scolarisation de leur enfants sont généralement des familles en difficultées et qui n'ont pas tjs les moyens financiers de faire cette démarche. Je conçois aussi qu'il est abérant de devoir se battre contre notre société (allez au tribunal est un combat) pour avoir le droit à ses droits.
L'éducation c'est le minimum; sans éducation il est difficile de pouvoir se faire un point de vue et d'avoir un avis sur les questions de notre société. Maintenir les "masses" avec une culture et un enseignement limité c'est limiter la remise en cause et l'évolution de la société par ses citoyens et non pas seulement par le gouvernement.
La France qui réussira demain sera une France qui réussira à réunir et souder les politiques et ses citoyens autour des enjeux de notre pays, et non pas en développant une France élitiste et égoiste à l'inverse de toutes nos crises (dont on peut etre fier) depuis 1789.
Mais je reconnais qu'il est aussi difficile de garder son sang-froid devant les conneries que sortait Sarko.
Je trouve très bien qu'elle ai poussé sa gueulante. Ca montre qu'elle a tout de meme du caractère. Aujourd'hui elle défend avec ferveur les handicapés, demain elle défendra surement avec autant de conviction l'image de la France ou des sujets importants sur lesquels elle s'engage.
Pour moi, c'est dans cette prise de position forte qu'elle a gagné des points pour dimanche. Elle a montré qu'elle avait de l'autorité quand c'était nécessaire, qu'elle savait de quoi elle parlait tout en gardant son calme.
Je crois qu'elle n'a d'ailleur rien à Sarko, "le roquet" qui nous a montré sa manière de s'emporter toute la campagne.
@orga : Sarko ne répond rien sur le sujet des handicapés mais attaque Ségo sur sa manière de s'emporter ; il détourne d'ailleur tous les pts qui le dérange tout au long du débat et, ce qui m'a aussi choqué, ça a été son impolitesse (et sa technique) à couper la parole, évitant ainsi a sa concurrente de réussir a construire des réponses construites en parlant par dessus elle.
Concernant le tribunal, il faut aussi penser que ce n'est pas gratuit d'y allez et les familles qui ont des soucis de scolarisation de leur enfants sont généralement des familles en difficultées et qui n'ont pas tjs les moyens financiers de faire cette démarche. Je conçois aussi qu'il est abérant de devoir se battre contre notre société (allez au tribunal est un combat) pour avoir le droit à ses droits.
L'éducation c'est le minimum; sans éducation il est difficile de pouvoir se faire un point de vue et d'avoir un avis sur les questions de notre société. Maintenir les "masses" avec une culture et un enseignement limité c'est limiter la remise en cause et l'évolution de la société par ses citoyens et non pas seulement par le gouvernement.
La France qui réussira demain sera une France qui réussira à réunir et souder les politiques et ses citoyens autour des enjeux de notre pays, et non pas en développant une France élitiste et égoiste à l'inverse de toutes nos crises (dont on peut etre fier) depuis 1789.
mercredi 2 mai 2007
Neuf règles de base pour communiquer
Petite histoire pour nous mettre en situation : la journée vient de commencer dans une de ces petites stations essence. Voilà qu’entre à la caisse un beau jeune homme, visiblement fatigué et énervé. Il s’entend répondre que, non, désolé, la machine à café est en panne, au revoir monsieur. Cinq minutes ne se sont pas écoulés à l’horloge digitale au dessus de la caisse qu’un gentleman pétillant et souriant (et avouons-le légèrement bedonnant) s’informe sur la machine à café et, croyez-le, le caissier stoppe son travail pour se pencher sur la machine et la remettre en marche. Morale : quelques petites habitudes sociales peuvent faire toute la différence dans notre monde.
Voici donc 9 habitudes que vous pouvez pratiquer chaque jour, qui vous ouvriront une multitude de petites portes et, au final, des gains financiers.
Regardez les gens dans les yeux. Dès l’instant où vous avez un contact de quelque sorte que ce soit avec qui que ce soit, regardez-le directement dans les yeux. Cela peut être court, 1 à 2 secondes, pour éviter l’impression que vous fixez votre vis à vis. Si on vous retourne le regard, restez un peu plus longtemps. Par ce contact, l’autre comprend subtilement qu’il peut avoir confiance en vous.
Souriez. Souriez à tout le monde. C’est devenu assez rare de sourire sans raison. Si vous faites ce petit effort d’ouverture, vous serez vite récompensé. En regardant quelqu’un souriez-lui. Souriez aux enfants, souriez aux vieux. L’échange n’en sera que plus aisé et à force, les gens vous associeront avec un sentiment positif de bonne humeur.
Rappelez-vous de tous les prénoms possibles. Quel est le plus beau mot, quelque soit sa langue, pour quelqu’un ? C’est ça : son prénom. C’est le signe qu’il (ou elle) a de l’importance à vos yeux. Utilisez ce prénom pour saluer et demander des nouvelles.
Saluez n’importe qui et tout le monde. Un “Bonjour” ou “Bonne après-midi” bien placé peut faire des merveilles. Vous installez inconsciemment une envie de bonne volonté chez l’autre. Par exemple, en arrivant à votre nouveau poste, vous vous présentez à la porte principale devant l’hôtesse d’accueil et la saluez avec un “Bonjour Eléonore”. C’est la meilleure manière d’établir une relation saine et positive avec cette personne.
Posez des questions. Comme beaucoup, les silences dans les conversations sont difficiles, et on voudrait bien meubler. Pourtant, cela peut être aussi simple que de lancer un “Quoi de neuf?”. C’est le signe que vous êtes prêt à converser, et qu’il n’y a pas de barrières entre vous. Encore mieux, si vous vous rappelez d’une ou deux choses à propos d’elle. Un garçon chez nous est un supporter du PSG. Pour cela, j’entame souvent la conversation avec “Tu étais au stade ce week end ?” Après ça, on se sent à l’aise pour parler de tout.
Si vous ne savez pas quoi dire, posez encore une question. Une bonne technique pour éviter les blancs consiste à rebondir en posant une autre question. Il suffit que cela reste en rapport avec ce que vous avez entendu. Vous offrez une oreille attentive et une invitation à parler, ce qui est une marque claire d’ouverture. D’un autre côté, ne restez pas bloqué à poser des questions, c’est juste une manière d’éviter l’impasse.
Parlez de vos propres erreurs. Nos erreurs rappellent que nous sommes faillibles, donc humains. Au cours de vos conversations, n’hésitez pas à admettre des petites erreurs dans votre passé. L’autre personne se sentira plus proche et vous acceptera d’autant plus facilement. Placez ces “marques d’humanité” de temps en temps, mais de manière subtile et réaliste; inutile de lancer à la cantonade “L’autre fois, j’ai passé la tondeuse sur le chat!”
Intéressez-vous à ce qui est important pour elle/lui. Si la conversation glisse vers un sujet qui ne vous dit rien, pas de panique. Au lieu de battre en retraite, reconnaissez votre ignorance et demandez plus d’explications. La plupart des gens accrocheront à votre proposition, parce qu’ils se sentent à l’aise sur le sujet, et que vous n’y connaissez rien. Même si vous sentez l’ennui pointer son nez, restez attentifs. Regardez la personne, souriez et approuvez de la tête. Au bon moment, vous pourrez vous raccrocher et orienter la conversation sur un autre sujet. Si on vous parle de haute couture, faites remarquer : “C’est quand même réservé aux plus fortunés; et vous, quelles sont vos boutiques préférées ?”, et voilà comment revenir sur la finance personnelle.
Restez propre. Ce dernier point est capital. L’hygiène corporelle est LE facteur d’échec de bon nombre de rencontres. Plusieurs fois par jour, assurez vous que vous êtes à votre avantage. Cela renforce votre assurance et vous serez complètement à l’aise devant n’importe qui.
Voici donc 9 habitudes que vous pouvez pratiquer chaque jour, qui vous ouvriront une multitude de petites portes et, au final, des gains financiers.
Regardez les gens dans les yeux. Dès l’instant où vous avez un contact de quelque sorte que ce soit avec qui que ce soit, regardez-le directement dans les yeux. Cela peut être court, 1 à 2 secondes, pour éviter l’impression que vous fixez votre vis à vis. Si on vous retourne le regard, restez un peu plus longtemps. Par ce contact, l’autre comprend subtilement qu’il peut avoir confiance en vous.
Souriez. Souriez à tout le monde. C’est devenu assez rare de sourire sans raison. Si vous faites ce petit effort d’ouverture, vous serez vite récompensé. En regardant quelqu’un souriez-lui. Souriez aux enfants, souriez aux vieux. L’échange n’en sera que plus aisé et à force, les gens vous associeront avec un sentiment positif de bonne humeur.
Rappelez-vous de tous les prénoms possibles. Quel est le plus beau mot, quelque soit sa langue, pour quelqu’un ? C’est ça : son prénom. C’est le signe qu’il (ou elle) a de l’importance à vos yeux. Utilisez ce prénom pour saluer et demander des nouvelles.
Saluez n’importe qui et tout le monde. Un “Bonjour” ou “Bonne après-midi” bien placé peut faire des merveilles. Vous installez inconsciemment une envie de bonne volonté chez l’autre. Par exemple, en arrivant à votre nouveau poste, vous vous présentez à la porte principale devant l’hôtesse d’accueil et la saluez avec un “Bonjour Eléonore”. C’est la meilleure manière d’établir une relation saine et positive avec cette personne.
Posez des questions. Comme beaucoup, les silences dans les conversations sont difficiles, et on voudrait bien meubler. Pourtant, cela peut être aussi simple que de lancer un “Quoi de neuf?”. C’est le signe que vous êtes prêt à converser, et qu’il n’y a pas de barrières entre vous. Encore mieux, si vous vous rappelez d’une ou deux choses à propos d’elle. Un garçon chez nous est un supporter du PSG. Pour cela, j’entame souvent la conversation avec “Tu étais au stade ce week end ?” Après ça, on se sent à l’aise pour parler de tout.
Si vous ne savez pas quoi dire, posez encore une question. Une bonne technique pour éviter les blancs consiste à rebondir en posant une autre question. Il suffit que cela reste en rapport avec ce que vous avez entendu. Vous offrez une oreille attentive et une invitation à parler, ce qui est une marque claire d’ouverture. D’un autre côté, ne restez pas bloqué à poser des questions, c’est juste une manière d’éviter l’impasse.
Parlez de vos propres erreurs. Nos erreurs rappellent que nous sommes faillibles, donc humains. Au cours de vos conversations, n’hésitez pas à admettre des petites erreurs dans votre passé. L’autre personne se sentira plus proche et vous acceptera d’autant plus facilement. Placez ces “marques d’humanité” de temps en temps, mais de manière subtile et réaliste; inutile de lancer à la cantonade “L’autre fois, j’ai passé la tondeuse sur le chat!”
Intéressez-vous à ce qui est important pour elle/lui. Si la conversation glisse vers un sujet qui ne vous dit rien, pas de panique. Au lieu de battre en retraite, reconnaissez votre ignorance et demandez plus d’explications. La plupart des gens accrocheront à votre proposition, parce qu’ils se sentent à l’aise sur le sujet, et que vous n’y connaissez rien. Même si vous sentez l’ennui pointer son nez, restez attentifs. Regardez la personne, souriez et approuvez de la tête. Au bon moment, vous pourrez vous raccrocher et orienter la conversation sur un autre sujet. Si on vous parle de haute couture, faites remarquer : “C’est quand même réservé aux plus fortunés; et vous, quelles sont vos boutiques préférées ?”, et voilà comment revenir sur la finance personnelle.
Restez propre. Ce dernier point est capital. L’hygiène corporelle est LE facteur d’échec de bon nombre de rencontres. Plusieurs fois par jour, assurez vous que vous êtes à votre avantage. Cela renforce votre assurance et vous serez complètement à l’aise devant n’importe qui.
La liberté sur internet remise en question ?
Je me passe de commentaire, à vous de glaner des infos pour vous faire votre idée...
ICI
En marge du second tour des élections présidentielles, vous n’avez sans doute pas pu passer à coté d’un projet de loi qui attise les réflexions des français sur la vision qu’a notre gouvernement actuel d’Internet. Ce projet de loi est expliqué sur le site du Monde et nous vous invitons donc à prendre 5 minutes pour le lire. D’ailleurs, Vincent Abry en a parlé récemment.
Afin de vous mobiliser et partager vos impressions sur cet inquiétant projet, Gonzague et moi avons décidé de rédiger ce billet ensemble suite à notre vision commune. (Et oui, il va falloir faire un choix dans une semaine et ce projet nous pose à tous les deux un sacré dilemme!)
ICI
Des choix économiques
Bonjour à Tous,
Pour ceux qui s’intéressent aux questions économiques, et pour qui celles-ci pourraient être à la base de leur choix dimanche prochain, un débat trés intéressant opposait hier les camp Sarkozy et Royal sur France Europe Express… où il est intéressant de voir que Coppée apres 5 ans passés au budget dit souvent des choses fausses (ignorance ou mensonge ?), et que l’UMP est quelque peu incohérente dans ces messages et son action… on comprend mieux le bilan économique bien médiocre de ces 5 derniéres années, et les nouvelles propositions ne sont pas trés rassurantes.
Il s’agit là de 3 extraits qui correspondent aux interventions de Thomas Piketty, économiste ayant choisi de soutenir Ségolène Royal : écoutez le, ce qu’il dit est intéressant.
http://www.dailymotion.com/related/3114537/video/x1unqs_thomas-piketty-demonte-la-propagand/1
http://www.dailymotion.com/relevance/search/piketty/video/x1ur6x_thomas-piketty-coppe-2
http://www.dailymotion.com/related/3114537/video/x1uo6l_thomas-piketty-3
Pour l’ensemble de l’échange (la partie sur l’économie commence à la 57e minute, et dure 30mn)
http://france-europe-express.france3.fr/30358244-fr.php
gd
ORIGINAL
Cryptage HD-DVD
Les américains censurent ce nombre. La résistance se forme. C'est le nombre qui permet de décoder tout cryptage HD-DVD. Faites le entendre.
09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0
dimanche 29 avril 2007
jeudi 26 avril 2007
Comparatif Sego / Sarko
http://www.linternaute.com/actualite/presidentielle-2007/dossier/comparatif-2e-tour/index.shtml
Voici un comparatif intéressant entre nous deux prétendants à la présidentielle.
Voici un comparatif intéressant entre nous deux prétendants à la présidentielle.
mercredi 25 avril 2007
Les dix fractures programmées de Sarkozy
Une certaine idée de la justice
Sarkozy veut aussi supprimer l'excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans, et aligner progressivement la justice des mineurs sur celle des majeurs. Il tient aussi à «expérimenter» une séparation entre les mineurs dont s'occupent les juges des enfants : d'un côté les victimes, de l'autre les délinquants. Sachant que les frontières sont totalement perméables.
Sarkozy a aussi multiplié le fichage en étendant notamment le fichier national automatisé des empreintes génétiques créé sous la gauche pour pister les délinquants sexuels à quasiment tous les délits. Contre l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, ce fichier ne contient pas que des condamnés mais aussi des suspects.
Une certaine idée de la police
Une certaine idée de l'immigration
Une certaine idée de l'individu
Une certaine idée du social
Une certaine idée du logement
Une certaine idée de la santé
Une certaine idée de la fiscalité
Une certaine idée des médias
Une certaine idée du pouvoir
Ce qu'il veut faire.Il a promis de «lutter contre la récidive en instituant des peines plancher pour les multirécidivistes». La dernière loi visant à réprimer plus sévèrement la récidive (élargissement des critères de la récidive, limitation des sursis...) remonte à décembre 2005. Nicolas Sarkozy veut qu'au bout de trois fois le condamné écope de la peine maximale prévue. Ce qui malmène le principe de l'individualisation de la peine inscrit dans la tradition juridique, la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. Tous les spécialistes estiment qu'une telle mesure fera exploser la population pénitentiaire.
Sarkozy veut aussi supprimer l'excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans, et aligner progressivement la justice des mineurs sur celle des majeurs. Il tient aussi à «expérimenter» une séparation entre les mineurs dont s'occupent les juges des enfants : d'un côté les victimes, de l'autre les délinquants. Sachant que les frontières sont totalement perméables.
Ce qu'il a fait.Il a beaucoup joué avec le principe de la séparation des pouvoirs, en mettant en cause personnellement des magistrats, notamment ceux du tribunal des enfants de Bobigny, accusés de «démissionner» face aux délinquants. Au point que Guy Canivet, le premier président de la Cour de cassation, avait été reçu par Jacques Chirac, en septembre 2006, après avoir exprimé sa colère pour dénoncer «les termes provocants» de Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, «mettant en cause le fonctionnement de l'institution judiciaire». Le haut magistrat se montrait alors désireux d'exposer au chef de l'Etat «la gravité de ces atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution et le malaise ressenti par les juges».
Sarkozy a aussi multiplié le fichage en étendant notamment le fichier national automatisé des empreintes génétiques créé sous la gauche pour pister les délinquants sexuels à quasiment tous les délits. Contre l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, ce fichier ne contient pas que des condamnés mais aussi des suspects.
Une certaine idée de la police
Ce qu'il veut faire.Le ministre de l'Intérieur en avait rêvé contre l'avis de Jacques Chirac, et cette fois le candidat à l'Elysée est bien décidé à la mettre en place : une direction unique du renseignement qui réunirait Renseignements généraux (RG) et Direction de la surveillance du territoire (DST). Officiellement, il s'agit de lutter plus efficacement contre le terrorisme. Une direction unifiée aurait également l'avantage d'être plus facilement contrôlable pour le pouvoir politique avec un homme idoine à sa tête. Nicolas Sarkozy veut également faire voter une nouvelle loi de programmation afin de «combler» les poches de retard des forces de l'ordre en matière de cryptologie, de biométrie et d'équipements. Lors de ses deux précédents passages place Beauvau, Nicolas Sarkozy avait déjà largement communiqué sur les technologies (pistolet à décharge électrique, caméras...) au service de la police.
Ce qu'il a fait.Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur au printemps 2002, Nicolas Sarkozy s'est attaché à galvaniser des policiers et des gendarmes qui avaient manifesté leur blues dans la rue à l'automne 2001. Il leur a garanti moyens et effectifs dans une loi de programmation votée durant l'été 2002. Le deuxième étage de la fusée sécuritaire Sarkozy a été la mise en place de la «culture du résultat», aujourd'hui largement décriée dans les commissariats. Lors de leurs dernières élections professionnelles, les policiers ont dénoncé, la «chasse aux crânes», c'est-à-dire l'inflation des interpellations et des gardes à vue. Enfin, il est le ministre de l'Intérieur qui a enterré la police de proximité mise en place par ses prédécesseurs de gauche.
Une certaine idée de l'immigration
Ce qu'il veut faire.L'objectif de Sarkozy est affiché : limiter l'immigration «subie». Le candidat de l'UMP a annoncé la création d'un «ministère de l'Intégration et de l'Identité nationale» regroupant les attributions confiées aujourd'hui à trois ministères. Il a également promis, dès juillet, une troisième loi sur l'immigration et précisé que les immigrés souhaitant venir en France au titre du regroupement familial devraient apprendre des «rudiments» de la langue française.
Ce qu'il a fait.Alors ministre de l'Intérieur, il a fait adopter deux lois sur l'immigration, en 2003 puis en 2006. La première comprenait une disposition plutôt favorable aux immigrés avec la suppression partielle de la «double peine». La seconde a durci les conditions de régularisation des immigrés en situation irrégulière, et celles d'entrée et de séjour des étrangers. Hautement symbolique, la suppression de la régularisation de plein droit après dix ans de séjour, même clandestin, en France. La lutte de Sarkozy contre l'immigration clandestine s'est accompagnée d'une augmentation des reconduites à la frontière : 24 000 en 2006, un chiffre toutefois inférieur aux objectifs fixés aux préfectures. La loi de 2006 était également censée ouvrir la porte à une immigration «choisie». Malgré quelques accords signés avec des pays comme le Mali, ce système tarde à prendre forme.
Une certaine idée de l'individu
Ce qu'il veut faire.Nicolas Sarkozy pourrait revenir à la charge en proposant le dépistage des signes avant-coureurs de délinquance chez les enfants de moins de 3 ans. Il s'était déjà appuyé sur un rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale qui préconisait «le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l'école maternelle». A trop scruter les «susceptibilités génétiques», il risque de considérer qu' «un sujet "est" délinquant avant même d'entrer dans l'existence», comme le regrettait alors le docteur en psychopathologie Rodolphe Adam.
Ce qu'il a dit.Dans un entretien avec Michel Onfray, publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile», et, plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.»
Une certaine idée du social
Ce qu'il veut faire.Le candidat Sarkozy veut encadrer le droit de grève en imposant un vote à bulletin secret au bout de huit jours d'arrêt de travail. Dans le secteur public, il souhaite l'organisation d'un service minimum instauré par la loi dès juillet. Il veut réduire le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas les départs à la retraite. Pour les salariés du secteur privé, il veut remplacer le CDI et le CDD par un contrat de travail unique, sur le modèle du contrat nouvelle embauche (CNE) ou du contrat première embauche (CPE), ce qui permettrait à tout employeur de se séparer d'un salarié sans avoir à se justifier, en contrepartie d'une indemnité de licenciement revalorisée. Sa proposition d'exonérer totalement de charges sociales et fiscales les heures supplémentaires, payées 25 % plus cher, signerait la fin des 35 heures avec un effet négatif sur l'emploi, les entreprises ayant intérêt à allonger la durée du travail plutôt qu'à embaucher.
Ce qu'il a fait.Du fait de ses fonctions ministérielles, Sarkozy n'a jamais eu à intervenir directement dans le domaine social. Son passage au ministère de l'Economie, de mars à novembre 2004, fut bref. Le budget 2005, qu'il a préparé et fait voter, se traduisait essentiellement par le non-remplacement d'une partie des départs à la retraite de fonctionnaires. Il a soutenu la création du CNE à l'été 2005, mais quand Dominique de Villepin a lancé le CPE en janvier 2006, il a prudemment laissé le Premier ministre s'enferrer avant de plaider comme président de l'UMP pour un repli stratégique.
Une certaine idée du logement
Ce qu'il veut faire.Alors que la France compte 1,3 million de demandeurs de HLM, Nicolas Sarkozy, entend fixer «une obligation annuelle de vente de 1 % du parc social, soit 40 000 logements» sociaux par an. Cela permettrait «de rendre le rêve de propriété accessible à beaucoup de personnes qui en sont exclues actuellement», argumente le candidat UMP. Mais ces ventes risquent de concerner les plus beaux morceaux des HLM (les immeubles les mieux situés, les mieux construits), laissant dans le champ du parc social les cités ou les bâtiments les plus excentrés, accentuant ainsi les phénomènes de ghettoïsation. La mise en oeuvre d'un tel programme risque aussi de réduire l'offre d'habitat social, au moment même où les loyers du privé flambent et deviennent inaccessibles aux ménages à petits revenus, voire moyens en région parisienne et dans les grandes métropoles régionales.
Ce qu'il a fait.Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a décidé en 2005 de vendre 4 000 HLM dans son département en cinq ans (soit 800 par an en moyenne). Pour faire taire les critiques, il a promis de les remplacer par des constructions nouvelles, devant s'ajouter aux 3 300 logements sociaux nouveaux déjà programmés annuellement par le département. Ce qui fait un total de 4 100 logements HLM à réaliser chaque année. Mais sur le terrain ça ne suit pas : seulement 2 590 ont été construits en 2006 et à peine plus de 1 500 en 2005. Autre fait d'armes : maire de Neuilly pendant neuf ans, Nicolas Sakozy n'a jamais accordé une quelconque priorité au logement social. Sa ville compte moins de 3 % de HLM. C'est l'une des pires élèves parmi les communes de France, bien en deçà des objectifs de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France).
Une certaine idée de la santé
Ce qu'il veut faire.Son programme Ensemble réaffirme les grands principes du modèle français de Sécurité sociale, pour «garantir l'égalité et l'équité de l'accès aux soins pour tous». Mais Nicolas Sarkozy veut «également que chacun se sente responsable du financement de notre système de santé». Aussi propose-t-il «un système avec quatre franchises : les premiers euros annuels sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments, les premiers euros annuels sur les visites médicales et même sur l'hospitalisation». Ces sommes, inscrites sur un «compte annuel», ne seraient «pas remboursées» par la Sécurité sociale. Leur montant ferait l'objet d'un «débat chaque année devant le Parlement» et serait fonction de la santé financière de l'assurance maladie. Cette logique strictement comptable de rééquilibrage des comptes de la Sécurité sociale reviendrait à rembourser de moins en moins les malades, les contraignant à souscrire des assurances complémentaires de plus en plus onéreuses.
Ce qu'il a fait.Ministre de l'Economie en 2004, au moment où ses homologues à la Santé, Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, préparaient et faisaient voter la réforme de l'assurance maladie, Sarkozy ne leur a pas permis de puiser dans les recettes fiscales pour renflouer la Sécurité sociale. Défenseur de l'orthodoxie budgétaire et partisan d'une réduction des prélèvements obligatoires, il ne connaît que la baisse des dépenses pour équilibrer les comptes, qu'il s'agisse du budget de l'Etat ou des comptes sociaux.
Une certaine idée de la fiscalité
Ce qu'il veut faire.Nicolas Sarkozy a prévu d'abaisser encore le «bouclier fiscal» (qui permet de plafonner le total des impôts payés par un contribuable) à 50 %, alors qu'il est actuellement de 60 %. Surtout il souhaite supprimer jusqu'à 95 % des «droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens». Or, en France, grâce à la législation fiscale existante, 80 % des patrimoines transmis en ligne directe échappent déjà à toute imposition. Avec cette nouvelle proposition, 15 à 20 % des Français les plus riches échapperaient à nouveau aux successions. L'impôt sur la fortune pourrait de fait disparaître. Le candidat promettant une déduction de 50 000 euros de l'impôt contre un tel investissement dans une PME. La politique fiscale, au final, devrait profiter aux citoyens les plus aisés.
Ce qu'il a fait.En cinq ans, la droite a mené une étrange politique fiscale. Que jamais Sarkozy n'a désavouée. Baissant de manière drastique l'impôt sur le revenu (IR), dont le taux marginal a progressivement été abaissé à 40 %. Aujourd'hui l'IR ne représente plus que 25 % des recettes fiscales de l'Etat. Mais dans le même temps, la majorité a réussi la prouesse de faire augmenter le taux des prélèvements obligatoires : l'ensemble des taxes fiscales et sociales atteint 44,4 %. Elle a aussi inventé le «bouclier fiscal» . Autant de mesures fiscales au service des plus aisés.
Une certaine idée des médias
Ce qu'il veut faire.Il prévoit un superministère rassemblant les médias, la culture et l'éducation, et un renforcement des missions culturelles de France Télévisions. En matière de médias, le programme de Nicolas Sarkozy est maigre. Il faut dire qu'il en a déjà tellement fait...
Ce qu'il a fait.Dernier incident en date : il pète les plomb en coulisses de l'émission France Europe Express sur France 3 parce que monsieur n'a pas de loge. Sarkozy n'aime rien tant que mettre sa patte dans les médias, où il compte beaucoup d'amis : Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme qui a gentiment viré Alain Genestar, patron de Paris-Match coupable d'avoir publié une une présentant Cécilia Sarkozy et son nouvel amoureux ou encore Martin Bouygues, qui possède TF1. Sarkozy aime aussi beaucoup passer des coups de fil. A Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour les remercier d'avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005. A Bertrand Méheut, patron de Canal +, pour, en juin 2005, défendre Karl Zéro dont l'émission est menacée. A Edouard de Rothschild pour se plaindre de la façon dont Libération le traite. Le zélé Jean-Pierre Elkabbach cherche-t-il à Europe 1 un journaliste politique pour suivre l'UMP qu'il demande conseil à... Nicolas Sarkozy. «Normal, répond celui-ci, j'ai été ministre de la Communication.»
Une certaine idée du pouvoir
Ce qu'il veut faire.Comme souvent en la matière, les postulants à l'Elysée oublient rapidement leur promesse de partager les pouvoirs du chef de l'Etat qu'ils viennent de se voir attribuer par le peuple. Lorsqu'il dit vouloir un «président fort», nul doute que Nicolas Sarkozy le sera. Et surtout, quinquennat oblige, plus engagé dans la conduite de la politique quotidienne. Dans ce cadre, le Premier ministre ne sera plus qu'un chef d'équipe gouvernementale. Logique dans ces conditions que le Président vienne s'expliquer en personne devant le Parlement, ce qui lui était interdit jusqu'à présent par la tradition républicaine. Tout aussi logique qu'il ne puisse plus se prévaloir d'aucun «domaine réservé» (politique étrangère et défense). Pour mettre en oeuvre ces réformes, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il désignerait avant l'été une commission de révision de la Constitution dont les conclusions seront soumises au Parlement en septembre
Ce qu'il a dit.L'ancien ministre de l'Intérieur défend les institutions de la Ve République : «Ce régime, avec son président fort et son gouvernement doté des moyens d'agir, est fait pour la France», expliquait-il ainsi début avril. Mais, pour lui, «le président de la République devra gouverner». S'il entend conserver l'essentiel des institutions créées par le général de Gaulle en 1958, il veut les amender sur deux points : en limitant le nombre de mandats présidentiels à deux et renforçant les pouvoirs du Parlement, qui aura un droit de regard sur les nominations dans les grandes institutions (Conseil constitutionnel, Conseil supérieur de l'audiovisuel, etc.).
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