Très interessant !
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dimanche 29 avril 2007
jeudi 26 avril 2007
Comparatif Sego / Sarko
http://www.linternaute.com/actualite/presidentielle-2007/dossier/comparatif-2e-tour/index.shtml
Voici un comparatif intéressant entre nous deux prétendants à la présidentielle.
Voici un comparatif intéressant entre nous deux prétendants à la présidentielle.
mercredi 25 avril 2007
Les dix fractures programmées de Sarkozy
Une certaine idée de la justice
Sarkozy veut aussi supprimer l'excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans, et aligner progressivement la justice des mineurs sur celle des majeurs. Il tient aussi à «expérimenter» une séparation entre les mineurs dont s'occupent les juges des enfants : d'un côté les victimes, de l'autre les délinquants. Sachant que les frontières sont totalement perméables.
Sarkozy a aussi multiplié le fichage en étendant notamment le fichier national automatisé des empreintes génétiques créé sous la gauche pour pister les délinquants sexuels à quasiment tous les délits. Contre l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, ce fichier ne contient pas que des condamnés mais aussi des suspects.
Une certaine idée de la police
Une certaine idée de l'immigration
Une certaine idée de l'individu
Une certaine idée du social
Une certaine idée du logement
Une certaine idée de la santé
Une certaine idée de la fiscalité
Une certaine idée des médias
Une certaine idée du pouvoir
Ce qu'il veut faire.Il a promis de «lutter contre la récidive en instituant des peines plancher pour les multirécidivistes». La dernière loi visant à réprimer plus sévèrement la récidive (élargissement des critères de la récidive, limitation des sursis...) remonte à décembre 2005. Nicolas Sarkozy veut qu'au bout de trois fois le condamné écope de la peine maximale prévue. Ce qui malmène le principe de l'individualisation de la peine inscrit dans la tradition juridique, la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. Tous les spécialistes estiment qu'une telle mesure fera exploser la population pénitentiaire.
Sarkozy veut aussi supprimer l'excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans, et aligner progressivement la justice des mineurs sur celle des majeurs. Il tient aussi à «expérimenter» une séparation entre les mineurs dont s'occupent les juges des enfants : d'un côté les victimes, de l'autre les délinquants. Sachant que les frontières sont totalement perméables.
Ce qu'il a fait.Il a beaucoup joué avec le principe de la séparation des pouvoirs, en mettant en cause personnellement des magistrats, notamment ceux du tribunal des enfants de Bobigny, accusés de «démissionner» face aux délinquants. Au point que Guy Canivet, le premier président de la Cour de cassation, avait été reçu par Jacques Chirac, en septembre 2006, après avoir exprimé sa colère pour dénoncer «les termes provocants» de Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, «mettant en cause le fonctionnement de l'institution judiciaire». Le haut magistrat se montrait alors désireux d'exposer au chef de l'Etat «la gravité de ces atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution et le malaise ressenti par les juges».
Sarkozy a aussi multiplié le fichage en étendant notamment le fichier national automatisé des empreintes génétiques créé sous la gauche pour pister les délinquants sexuels à quasiment tous les délits. Contre l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, ce fichier ne contient pas que des condamnés mais aussi des suspects.
Une certaine idée de la police
Ce qu'il veut faire.Le ministre de l'Intérieur en avait rêvé contre l'avis de Jacques Chirac, et cette fois le candidat à l'Elysée est bien décidé à la mettre en place : une direction unique du renseignement qui réunirait Renseignements généraux (RG) et Direction de la surveillance du territoire (DST). Officiellement, il s'agit de lutter plus efficacement contre le terrorisme. Une direction unifiée aurait également l'avantage d'être plus facilement contrôlable pour le pouvoir politique avec un homme idoine à sa tête. Nicolas Sarkozy veut également faire voter une nouvelle loi de programmation afin de «combler» les poches de retard des forces de l'ordre en matière de cryptologie, de biométrie et d'équipements. Lors de ses deux précédents passages place Beauvau, Nicolas Sarkozy avait déjà largement communiqué sur les technologies (pistolet à décharge électrique, caméras...) au service de la police.
Ce qu'il a fait.Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur au printemps 2002, Nicolas Sarkozy s'est attaché à galvaniser des policiers et des gendarmes qui avaient manifesté leur blues dans la rue à l'automne 2001. Il leur a garanti moyens et effectifs dans une loi de programmation votée durant l'été 2002. Le deuxième étage de la fusée sécuritaire Sarkozy a été la mise en place de la «culture du résultat», aujourd'hui largement décriée dans les commissariats. Lors de leurs dernières élections professionnelles, les policiers ont dénoncé, la «chasse aux crânes», c'est-à-dire l'inflation des interpellations et des gardes à vue. Enfin, il est le ministre de l'Intérieur qui a enterré la police de proximité mise en place par ses prédécesseurs de gauche.
Une certaine idée de l'immigration
Ce qu'il veut faire.L'objectif de Sarkozy est affiché : limiter l'immigration «subie». Le candidat de l'UMP a annoncé la création d'un «ministère de l'Intégration et de l'Identité nationale» regroupant les attributions confiées aujourd'hui à trois ministères. Il a également promis, dès juillet, une troisième loi sur l'immigration et précisé que les immigrés souhaitant venir en France au titre du regroupement familial devraient apprendre des «rudiments» de la langue française.
Ce qu'il a fait.Alors ministre de l'Intérieur, il a fait adopter deux lois sur l'immigration, en 2003 puis en 2006. La première comprenait une disposition plutôt favorable aux immigrés avec la suppression partielle de la «double peine». La seconde a durci les conditions de régularisation des immigrés en situation irrégulière, et celles d'entrée et de séjour des étrangers. Hautement symbolique, la suppression de la régularisation de plein droit après dix ans de séjour, même clandestin, en France. La lutte de Sarkozy contre l'immigration clandestine s'est accompagnée d'une augmentation des reconduites à la frontière : 24 000 en 2006, un chiffre toutefois inférieur aux objectifs fixés aux préfectures. La loi de 2006 était également censée ouvrir la porte à une immigration «choisie». Malgré quelques accords signés avec des pays comme le Mali, ce système tarde à prendre forme.
Une certaine idée de l'individu
Ce qu'il veut faire.Nicolas Sarkozy pourrait revenir à la charge en proposant le dépistage des signes avant-coureurs de délinquance chez les enfants de moins de 3 ans. Il s'était déjà appuyé sur un rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale qui préconisait «le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l'école maternelle». A trop scruter les «susceptibilités génétiques», il risque de considérer qu' «un sujet "est" délinquant avant même d'entrer dans l'existence», comme le regrettait alors le docteur en psychopathologie Rodolphe Adam.
Ce qu'il a dit.Dans un entretien avec Michel Onfray, publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile», et, plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.»
Une certaine idée du social
Ce qu'il veut faire.Le candidat Sarkozy veut encadrer le droit de grève en imposant un vote à bulletin secret au bout de huit jours d'arrêt de travail. Dans le secteur public, il souhaite l'organisation d'un service minimum instauré par la loi dès juillet. Il veut réduire le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas les départs à la retraite. Pour les salariés du secteur privé, il veut remplacer le CDI et le CDD par un contrat de travail unique, sur le modèle du contrat nouvelle embauche (CNE) ou du contrat première embauche (CPE), ce qui permettrait à tout employeur de se séparer d'un salarié sans avoir à se justifier, en contrepartie d'une indemnité de licenciement revalorisée. Sa proposition d'exonérer totalement de charges sociales et fiscales les heures supplémentaires, payées 25 % plus cher, signerait la fin des 35 heures avec un effet négatif sur l'emploi, les entreprises ayant intérêt à allonger la durée du travail plutôt qu'à embaucher.
Ce qu'il a fait.Du fait de ses fonctions ministérielles, Sarkozy n'a jamais eu à intervenir directement dans le domaine social. Son passage au ministère de l'Economie, de mars à novembre 2004, fut bref. Le budget 2005, qu'il a préparé et fait voter, se traduisait essentiellement par le non-remplacement d'une partie des départs à la retraite de fonctionnaires. Il a soutenu la création du CNE à l'été 2005, mais quand Dominique de Villepin a lancé le CPE en janvier 2006, il a prudemment laissé le Premier ministre s'enferrer avant de plaider comme président de l'UMP pour un repli stratégique.
Une certaine idée du logement
Ce qu'il veut faire.Alors que la France compte 1,3 million de demandeurs de HLM, Nicolas Sarkozy, entend fixer «une obligation annuelle de vente de 1 % du parc social, soit 40 000 logements» sociaux par an. Cela permettrait «de rendre le rêve de propriété accessible à beaucoup de personnes qui en sont exclues actuellement», argumente le candidat UMP. Mais ces ventes risquent de concerner les plus beaux morceaux des HLM (les immeubles les mieux situés, les mieux construits), laissant dans le champ du parc social les cités ou les bâtiments les plus excentrés, accentuant ainsi les phénomènes de ghettoïsation. La mise en oeuvre d'un tel programme risque aussi de réduire l'offre d'habitat social, au moment même où les loyers du privé flambent et deviennent inaccessibles aux ménages à petits revenus, voire moyens en région parisienne et dans les grandes métropoles régionales.
Ce qu'il a fait.Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a décidé en 2005 de vendre 4 000 HLM dans son département en cinq ans (soit 800 par an en moyenne). Pour faire taire les critiques, il a promis de les remplacer par des constructions nouvelles, devant s'ajouter aux 3 300 logements sociaux nouveaux déjà programmés annuellement par le département. Ce qui fait un total de 4 100 logements HLM à réaliser chaque année. Mais sur le terrain ça ne suit pas : seulement 2 590 ont été construits en 2006 et à peine plus de 1 500 en 2005. Autre fait d'armes : maire de Neuilly pendant neuf ans, Nicolas Sakozy n'a jamais accordé une quelconque priorité au logement social. Sa ville compte moins de 3 % de HLM. C'est l'une des pires élèves parmi les communes de France, bien en deçà des objectifs de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France).
Une certaine idée de la santé
Ce qu'il veut faire.Son programme Ensemble réaffirme les grands principes du modèle français de Sécurité sociale, pour «garantir l'égalité et l'équité de l'accès aux soins pour tous». Mais Nicolas Sarkozy veut «également que chacun se sente responsable du financement de notre système de santé». Aussi propose-t-il «un système avec quatre franchises : les premiers euros annuels sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments, les premiers euros annuels sur les visites médicales et même sur l'hospitalisation». Ces sommes, inscrites sur un «compte annuel», ne seraient «pas remboursées» par la Sécurité sociale. Leur montant ferait l'objet d'un «débat chaque année devant le Parlement» et serait fonction de la santé financière de l'assurance maladie. Cette logique strictement comptable de rééquilibrage des comptes de la Sécurité sociale reviendrait à rembourser de moins en moins les malades, les contraignant à souscrire des assurances complémentaires de plus en plus onéreuses.
Ce qu'il a fait.Ministre de l'Economie en 2004, au moment où ses homologues à la Santé, Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, préparaient et faisaient voter la réforme de l'assurance maladie, Sarkozy ne leur a pas permis de puiser dans les recettes fiscales pour renflouer la Sécurité sociale. Défenseur de l'orthodoxie budgétaire et partisan d'une réduction des prélèvements obligatoires, il ne connaît que la baisse des dépenses pour équilibrer les comptes, qu'il s'agisse du budget de l'Etat ou des comptes sociaux.
Une certaine idée de la fiscalité
Ce qu'il veut faire.Nicolas Sarkozy a prévu d'abaisser encore le «bouclier fiscal» (qui permet de plafonner le total des impôts payés par un contribuable) à 50 %, alors qu'il est actuellement de 60 %. Surtout il souhaite supprimer jusqu'à 95 % des «droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens». Or, en France, grâce à la législation fiscale existante, 80 % des patrimoines transmis en ligne directe échappent déjà à toute imposition. Avec cette nouvelle proposition, 15 à 20 % des Français les plus riches échapperaient à nouveau aux successions. L'impôt sur la fortune pourrait de fait disparaître. Le candidat promettant une déduction de 50 000 euros de l'impôt contre un tel investissement dans une PME. La politique fiscale, au final, devrait profiter aux citoyens les plus aisés.
Ce qu'il a fait.En cinq ans, la droite a mené une étrange politique fiscale. Que jamais Sarkozy n'a désavouée. Baissant de manière drastique l'impôt sur le revenu (IR), dont le taux marginal a progressivement été abaissé à 40 %. Aujourd'hui l'IR ne représente plus que 25 % des recettes fiscales de l'Etat. Mais dans le même temps, la majorité a réussi la prouesse de faire augmenter le taux des prélèvements obligatoires : l'ensemble des taxes fiscales et sociales atteint 44,4 %. Elle a aussi inventé le «bouclier fiscal» . Autant de mesures fiscales au service des plus aisés.
Une certaine idée des médias
Ce qu'il veut faire.Il prévoit un superministère rassemblant les médias, la culture et l'éducation, et un renforcement des missions culturelles de France Télévisions. En matière de médias, le programme de Nicolas Sarkozy est maigre. Il faut dire qu'il en a déjà tellement fait...
Ce qu'il a fait.Dernier incident en date : il pète les plomb en coulisses de l'émission France Europe Express sur France 3 parce que monsieur n'a pas de loge. Sarkozy n'aime rien tant que mettre sa patte dans les médias, où il compte beaucoup d'amis : Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme qui a gentiment viré Alain Genestar, patron de Paris-Match coupable d'avoir publié une une présentant Cécilia Sarkozy et son nouvel amoureux ou encore Martin Bouygues, qui possède TF1. Sarkozy aime aussi beaucoup passer des coups de fil. A Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour les remercier d'avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005. A Bertrand Méheut, patron de Canal +, pour, en juin 2005, défendre Karl Zéro dont l'émission est menacée. A Edouard de Rothschild pour se plaindre de la façon dont Libération le traite. Le zélé Jean-Pierre Elkabbach cherche-t-il à Europe 1 un journaliste politique pour suivre l'UMP qu'il demande conseil à... Nicolas Sarkozy. «Normal, répond celui-ci, j'ai été ministre de la Communication.»
Une certaine idée du pouvoir
Ce qu'il veut faire.Comme souvent en la matière, les postulants à l'Elysée oublient rapidement leur promesse de partager les pouvoirs du chef de l'Etat qu'ils viennent de se voir attribuer par le peuple. Lorsqu'il dit vouloir un «président fort», nul doute que Nicolas Sarkozy le sera. Et surtout, quinquennat oblige, plus engagé dans la conduite de la politique quotidienne. Dans ce cadre, le Premier ministre ne sera plus qu'un chef d'équipe gouvernementale. Logique dans ces conditions que le Président vienne s'expliquer en personne devant le Parlement, ce qui lui était interdit jusqu'à présent par la tradition républicaine. Tout aussi logique qu'il ne puisse plus se prévaloir d'aucun «domaine réservé» (politique étrangère et défense). Pour mettre en oeuvre ces réformes, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il désignerait avant l'été une commission de révision de la Constitution dont les conclusions seront soumises au Parlement en septembre
Ce qu'il a dit.L'ancien ministre de l'Intérieur défend les institutions de la Ve République : «Ce régime, avec son président fort et son gouvernement doté des moyens d'agir, est fait pour la France», expliquait-il ainsi début avril. Mais, pour lui, «le président de la République devra gouverner». S'il entend conserver l'essentiel des institutions créées par le général de Gaulle en 1958, il veut les amender sur deux points : en limitant le nombre de mandats présidentiels à deux et renforçant les pouvoirs du Parlement, qui aura un droit de regard sur les nominations dans les grandes institutions (Conseil constitutionnel, Conseil supérieur de l'audiovisuel, etc.).
Découverte d'une planète habitable
PARIS, 25 avr 2007 (AFP)
"Une planète "de type terrestre habitable", capable d'abriter une vie extra-terrestre, a été détectée pour la première fois par une équipe d'astronomes dans un système planétaire extra-solaire, selon une étude à paraître jeudi dans la revue Astronomy and Astrophysics.
Cette exoplanète, qui orbite autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581) à 20,5 années-lumière de notre planète, est la première et la plus légère des quelque 200 connues à ce jour à "posséder à la fois une surface solide ou liquide et une température proche de celle de la Terre", selon ses découvreurs.
Elle rassemble donc les caractéristiques "permettant d'imaginer l'existence d'une éventuelle vie extra-terrestre", a souligné dans un communiqué le Centre national de la Recherche scientifique (CNRS), dont trois laboratoires associés ont participé à la découverte, avec des chercheurs de l'Observatoire de Genève et du Centre d'astronomie de Lisbonne.
La température moyenne de cette "super Terre, est comprise entre 0 et 40 degrés Celsius, ce qui autorise la présence d'eau liquide à sa surface", selon le principal auteur de l'étude, Stéphane Udry (Genève).
Par ailleurs, a-t-il ajouté, "son rayon serait 1,5 fois celui de la Terre", ce qui indiquerait "soit une constitution rocheuse (comme pour la Terre), soit une surface couverte d'océans".
La gravité à sa surface est 2,2 fois celle à la surface de la Terre, et sa masse très faible (5 fois celle de la Terre).
Découverte avec le télescope "Harps" de 3,6 m de l'Observatoire spatial européen (Eso) de la Silla, au Chili, cette planète orbite en 13 jours autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581), dont elle est 14 fois plus proche que la Terre ne l'est du Soleil.
Gl 581, une étoile naine rouge dont la masse est de moins du tiers de celle du Soleil, est une des 100 étoiles les plus proches de notre système solaire. De très faible masse, les naines rouges sont des cibles privilégiées pour la recherche de planètes habitables. En effet comme elles sont relativement peu lumineuses, leurs planètes habitables orbitent près d'elles et sont donc plus facilement détectables.
"En raison de sa température et de sa relative proximité (de la Terre), cette planète va devenir très probablement une cible très importante des futures missions spatiales consacrées à la vie extra-terrestre", a souligné un autre auteur de la découverte, Xavier Delfosse (Université de Grenoble).
Une première exoplanète avait été détectée autour de Gl 581 par la même équipe d'astronomes il y a deux ans. Sa masse - 15 fois celle de la Terre - était comparable à celle de Neptune et elle orbite autour de son étoile en 5,4 jours.
Les découvreurs de la "super-Terre" ont également observé une troisième planète autour de Gl 581. D'une masse huit fois supérieure à la Terre, celle-ci réalise son orbite en 84 jours.
Etant donné les résultats obtenus jusqu'à présent avec l'instrument Harps (High Accuracy Radial Velocity for Planetary Searcher), "trouver une planète de la masse de la Terre autour d'une naine rouge est à portée de la main", estime enfin un autre auteur de l'étude, Michel Mayor."
lundi 23 avril 2007
L'avis de AL sur Sarko au lendemain du 1er tour
" Alors Nicolas Sarkozy est-il l’homme de la situation ? Après tout, n’est-il pas le courageux réformateur énergique que l’on sait, toujours à l’affût d’un statu quo à bousculer, d’un tabou à briser ? L’homme désigné du bout des lèvres par The Economist comme le bonapartiste le plus libéral ? Ses propositions de réformes économiques ne sont pas inintéressantes : on y trouvera des convergences avec le projet libéral sur la fonction publique par exemple, certainement en sureffectif sous nos latitudes.
L’historique de ses résultats est cependant moins flatteur que l’inventaire de ses désirs.
Il est le ministre du budget qui a le plus largement creusé la dette de toute la Vème République, de 1993 à 1995, sous le gouvernement Balladur : il a fait passer la dette de 41% à 55 % du PIB en seulement deux ans. Il fallait bien « préparer » le succès de son mentor en distribuant quelques largesses… Il est aussi l’homme de l’intervention systématique dans l’économie, quand il était à Bercy : était-il raisonnable, à l’époque des marchés intégrés, de tenter, en vain, d’administrer les prix dans les grandes surfaces ? A Bercy, toujours, il a préféré éparpiller les crédits dévolus à quatre ou cinq pôles de compétitivité sur soixante-dix sites : beaucoup de nouveaux soutiens, mais une manne publique gaspillée. Quant au nombre de fonctionnaires, il n’a pas baissé dans les ministères qu’il a dirigé. Un bilan dont le débat public est aujourd’hui amnésique.
Nicolas Sarkozy a exercé beaucoup de responsabilités déjà, et il a rarement agi en libéral. Me permettrez-vous d’ajouter qu’il a rarement agi avec succès ?
En matière de sécurité, son porte-étendard, le bilan est pour le moins contestable : après plusieurs années au ministère de l’intérieur, il n’a pu empêcher la France de s’embraser en 2005. Et quand elle s’est enflammée, il n’a pu éteindre le foyer, qui s’est consumé jusqu’à son paroxysme, entraînant la destruction des biens de milliers de personnes et la mort de quelques innocents.
Certes, la bavure tant redoutée a été évitée : le gouvernement fut sauvé, ainsi que la candidature du ministre… Mais pendant ces semaines éprouvantes, la police protégeait-elle vraiment les habitants des quartiers, ou plutôt l’institution et ses représentants ? Nous nous posions cette même question quand des bandes violentes s'attaquaient aux étudiants manifestant contre le CPE, devant les rangs de « forces de l'ordre » impassibles.
Au titre de ses actes non libéraux, songeons encore au Conseil Français du Culte Musulman, véritable coup de canif donné à la laïcité. Voilà un Ministre d’Etat qui s’implique dans l’organisation d’un culte. On connaît les résultats de cette politique : le CFCM gère peu ou mal le culte musulman en France, sa mission première, mais se mêle à tout va de politique et de diplomatie, quand il ne brade pas la laïcité et la liberté de conscience en refusant d’intégrer la liberté d’apostasie et de conversion dans sa charte. Passons sur la publicité faite à la religion d’un préfet lors de sa nomination.
Nicolas Sarkozy est-il vraiment l’homme de la rupture ? Comment la plaider sérieusement quand on fait écrire ses discours par le dernier Commissaire au Plan que notre pays a connu, M. Guaino, et qu’on s’entoure de lieutenants qui ont tous été au gouvernement ces dernières années : MM. Fillon, Hortefeux, Devedjian, Copé... Nicolas Sarkozy n’a rien d’un homme neuf, pas plus que ses coéquipiers. Comment son projet le serait-il ?
Pour être fort, un candidat libéral doit avoir un programme politique clair, énoncé sans tergiversation. Sarkozy n’aura eu de cesse, durant cette année de campagne, de brouiller les pistes, de Jaurès à l’extrême droite, en louvoyant sur le mot « libéral » comme s’il en avait honte (où sont d’ailleurs passés les libéraux de l’UMP ?) tout en faisant l’impasse sur ce qui aurait pu le rendre crédible, là où nous l’attendions : les réformes économiques et sociales. A commencer par la mère de toutes les réformes : la réorganisation de notre modèle social, dont l’addition fiscale est devenue insupportable alors que les prestations n’ont jamais été aussi médiocres, pénalisant en cela les classes les plus modestes de la population.
Quant à ceux qui croient que Nicolas Sarkozy est un tombeur de syndicats, qu’ils se rassurent : quand EDF a changé de statuts, il a conforté jusqu'à l'absurde les privilèges de ses employés, achetant à prix d'or le silence des centrales. Nos enfants paieront aussi cette manœuvre, qui a sanctuarisé les retraites dorées du service public.
Finalement, Nicolas Sarkozy est bien le candidat du camp conservateur. Et comme tout conservateur, son but est de préserver l’ordre existant, en feignant de vouloir le réformer drastiquement pour finalement ne modifier que quelques détails à la marge.
Jacques Chirac était le candidat conservateur de 1995 et 2002. Nicolas Sarkozy lui ressemble et sa stratégie est calquée sur celle du locataire de l’Elysée. A la différence que rarement un candidat aura réuni autant d’hostilité contre lui à la veille d’un premier tour d’élection présidentielle. Une hostilité qui, s’il arrivait au pouvoir, ne risque pas de s’atténuer et compromettra toute possibilité de réforme. Il y a donc fort à parier que son quinquennat sera marqué par quelque agitation dans les premiers mois, suivie d’un immobilisme tactique en vue de sa réélection. "
Un bon résumé qui pourrait encore etre complété
"
"Sarko me fait peur" :
- un gars qui soutient Bush et déclare qu'à l'avenir passer outre les décisions du conseil de sécurité de l'ONU ne le generait pas.
- qui fait préfacer l'édition italienne de son livre par Gianfranco Fini ( qui déclare que Mussolini a été le meilleur chef d'etat de l'histoire)
- qui affirme que la génétique détermine les actions de chacun (pédophiles, suicidaires, homosexuels,...tu ne crois pas à une notion de libre arbitre ?)
- qui propose de criminaliser la maladie mentale ( qu'il voulait inclure dans son projet de loi sur la prévention de la délinquance), un mono-couille autrichien au pouvoir en 1933 en Allemagne développait ce genre d'idées
- qui mise sur le tout répressif en oubliant le côté Humain ("l'homme n'est pas une marchandise comme les autres" c'est de lui) de la prévention
- qui remet en cause la séparation des pouvoirs en faisant pression sur la justice lors qu'il était à l'intérieur
- qui annonce une politique de changement alors qu'il est au pouvoir depuis 5 ans avec un bilan médiocre à l'intérieur, sans jamais l'avoir entendu contester les superbonus des pdg licenciés.
- qui est hors-la-loi à Neuilly en ayant jamais réalisé les 20% de logements sociaux que la loi impose, mais qui se pose en chantre de l'honneteté et met ses adversaires dans le camp des voyous
- qui rameute ses soutiens en leur faisant des promesses fiscales ( doc gynéco qui a des ennuis avec le fisc, bernard tapie qui veut récupérer ses 150M€ du crédit lyonnais)
- qui a outre la police dans sa poche ( cf l'affaire des salariés des entreprises JDC Imprimerie et LSG-Gate-Gourmet licenciables que la police empêche d'aller voir sarko en meeting à Meaux) a également les médias qui ont massacré ses adversaires ("Bravitude" de Royal contre ses "Fatitudes","Conquérance","Héritation" passés inaperçus).
- qui est persona non grata dans une partie du territoire ( visites en banlieue annulées, celle de la croix rousse également)
- qui place à nouveau le débat sur le terrain du patriotisme, de l'identité nationale, de la sécurité en adoptant les mêmes thèses nauséabondes que celles du FN
- qui ne fait qu'opposer les gens entre eux, tout ceux n'étant pas d'accord avec lui sont considérés comme anti-républicains (même réthorique guerrière que les néos-cons ricains où critiquer Bush était alors taxable d'anti-américanisme)
Bref oui il me fait peur... cette liste non exhaustive pour le libertaire que je suis est effrayante.
Voir un président concentrer tous les pouvoirs, avec la police et les médias sous contrôle ne me rappellent pas les plus belles heures de l'Histoire."
Merci UFO15477
Mes stats pour le second tour
Les résultats du premier tour :
Sarkozy : 31,11%
Royal : 25,83%
Bayrou : 18,55%
Le Pen : 10,51%
Besancenot : 4,11%
De Villiers : 2,24%
Buffet : 1,94%
Voynet : 1,57%
Laguiller : 1,34%
Nihous : 1,15%
Bové : 1,32%
Schivardi : 0,34%
Projection au second tour :
Sarkozy :
Sarkozy : 31,11%
Le Pen : 10,51%
De Villiers : 2,24%
TOTAL : 43,86%
Royal :
Royal : 25,83%
Besancenot : 4,11%
Buffet : 1,94%
Voynet : 1,57%
Laguiller : 1,34%
Nihous : 1,15%
Bové : 1,32%
Schivardi : 0,34%
TOTAL : 37,60%
L'effet Bayrou :
En admettant que les votes de Bayrou se partagent équitablement :
Bayrou : 18,55%
soit :
Sarkozy : 53,135% - 53%
Royal : 46,725% - 46%
L'enjeu se joue donc sur environ 3% de votes (approximativement 2,5 à 3 millions de Français).
Pour ma part, je n'ai plus qu'à espérer que Royal saura convaincre, pendant cet entre-deux-tours, par son programme et ses convictions un maximum de personnes.
Sarkozy : 31,11%
Royal : 25,83%
Bayrou : 18,55%
Le Pen : 10,51%
Besancenot : 4,11%
De Villiers : 2,24%
Buffet : 1,94%
Voynet : 1,57%
Laguiller : 1,34%
Nihous : 1,15%
Bové : 1,32%
Schivardi : 0,34%
Projection au second tour :
Sarkozy :
Sarkozy : 31,11%
Le Pen : 10,51%
De Villiers : 2,24%
TOTAL : 43,86%
Royal :
Royal : 25,83%
Besancenot : 4,11%
Buffet : 1,94%
Voynet : 1,57%
Laguiller : 1,34%
Nihous : 1,15%
Bové : 1,32%
Schivardi : 0,34%
TOTAL : 37,60%
L'effet Bayrou :
En admettant que les votes de Bayrou se partagent équitablement :
Bayrou : 18,55%
soit :
Sarkozy : 53,135% - 53%
Royal : 46,725% - 46%
L'enjeu se joue donc sur environ 3% de votes (approximativement 2,5 à 3 millions de Français).
Pour ma part, je n'ai plus qu'à espérer que Royal saura convaincre, pendant cet entre-deux-tours, par son programme et ses convictions un maximum de personnes.
vendredi 20 avril 2007
L'Etat veut-il tuer Internet en France ?
ICI
"Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet "made in France". En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'Etat, sur simple demande..."
Petite blague :o)
Le petit Pierre revient de l'école et demande à son père :
" Papa, j'aurais besoin de tes lumières. Pourrais-tu me parler de la politique ? J'ai un devoir à rendre là-dessus pour demain."
Après un instant de réflexion, son père lui répond :
" Bien, je pense que la meilleure méthode pour
t'expliquer tout cela est de faire une analogie avec notre famille :
* Je suis le capitalisme, car je nourris la famille
* Ta mère est le gouvernement, car elle dirige la maison
* La bonne est la classe ouvrière car elle travaille pour nous
* Toi tu es le peuple
* Ton petit frère c'est la future génération...
" J'espère que cela va t'aider pour ton devoir."
" Merci papa." dit le petit Pierre. " Je ne comprends pas tout mais je vais y réfléchir."
Dans la nuit le petit Pierre est réveillé par les cris de son petit frère. Il constate que ses couches sont pleines de " sale ". Il se rend dans la chambre de ses parents. Sa mère dort et il essaie de la réveiller, sans succès. Il remarque que la place de son père est vide. Il cherche son père et par le trou de la serrure, il le trouve s'activant au lit avec la bonne. En désespoir de cause, il retourne se coucher. Le matin suivant, au petit déjeuner, il dit à son père :
" Papa, je crois que cette nuit, j'ai tout compris à la politique."
" Excellent mon garçon, et qu'as-tu compris ? "
" J'ai appris que le capitalisme baise la classe ouvrière, tandis que le gouvernement roupille, ignorant le peuple et laissant la génération future dans la merde . "
" Papa, j'aurais besoin de tes lumières. Pourrais-tu me parler de la politique ? J'ai un devoir à rendre là-dessus pour demain."
Après un instant de réflexion, son père lui répond :
" Bien, je pense que la meilleure méthode pour
t'expliquer tout cela est de faire une analogie avec notre famille :
* Je suis le capitalisme, car je nourris la famille
* Ta mère est le gouvernement, car elle dirige la maison
* La bonne est la classe ouvrière car elle travaille pour nous
* Toi tu es le peuple
* Ton petit frère c'est la future génération...
" J'espère que cela va t'aider pour ton devoir."
" Merci papa." dit le petit Pierre. " Je ne comprends pas tout mais je vais y réfléchir."
Dans la nuit le petit Pierre est réveillé par les cris de son petit frère. Il constate que ses couches sont pleines de " sale ". Il se rend dans la chambre de ses parents. Sa mère dort et il essaie de la réveiller, sans succès. Il remarque que la place de son père est vide. Il cherche son père et par le trou de la serrure, il le trouve s'activant au lit avec la bonne. En désespoir de cause, il retourne se coucher. Le matin suivant, au petit déjeuner, il dit à son père :
" Papa, je crois que cette nuit, j'ai tout compris à la politique."
" Excellent mon garçon, et qu'as-tu compris ? "
" J'ai appris que le capitalisme baise la classe ouvrière, tandis que le gouvernement roupille, ignorant le peuple et laissant la génération future dans la merde . "
Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux
ICI
MESKENS,JOELLE
"Jusque-là, nous ne l'avions pas écrit. Parce qu'il demeure exceptionnel que Le Soir prenne position dans une élection, comme il l'avait fait pour soutenir John Kerry face à George Bush aux Etats-Unis.
Cette fois pourtant, on ne peut plus rester sans le dire. Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux. Parce que le candidat de l'UMP à l'Elysée a franchi la ligne rouge. Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l'humanisme. La société ne servirait donc à rien ? A quoi bon alors l'éducation, la famille, l'amour, l'apprentissage de la tolérance, si le seul destin décide de faire d'un homme un héros ou un monstre ? Ses propos sur l'Allemagne, prédisposée à s'abandonner au nazisme, sont tout aussi écoeurants. Et que dire de cette phrase, entendue en meeting : « La France n'a pas à rougir de son Histoire. Elle n'a pas inventé la solution finale. » Aurait-il oublié que la France a collaboré ? Que Vichy a livré des Juifs aux nazis ? Jacques Chirac a beaucoup de torts. Mais il a eu ce courage, lui, de reconnaître la responsabilité de l'Etat français pour la collaboration.
Ce virage complète chez Nicolas Sarkozy une posture résolument populiste. Combien de fois, lorsqu'il était à l'Intérieur, n'a-t-il pas accusé les juges de ne pas en faire assez, violant ouvertement la séparation des pouvoirs ? Sa mainmise sur les médias ne laisse pas d'inquiéter, elle aussi, obtenant ici le limogeage d'un directeur dérangeant, discutant là de l'embauche d'un journaliste chargé de couvrir l'UMP. Et que dire de ses déplacements de campagne ? Non seulement il ne peut plus se rendre en banlieue, là où Jean-Marie Le Pen se promène désormais, mais même dans des quartiers moins chauds comme la semaine dernière à la Croix-Rousse à Lyon, il doit reculer par crainte des manifestants.
« Prendre des voix au Front national, est-ce mal ? », interroge Nicolas Sarkozy. Non, bien sûr, au contraire. Mais à condition de ne pas séduire ses électeurs avec les mêmes mots. Au soir du premier tour, le candidat de l'UMP se félicitera peut-être d'avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d'une lepénisation des esprits."
MESKENS,JOELLE
mardi 17 avril 2007
Sarko et la religion
On constate que Mr. Sarko veut se mettre dans la poche les bons catho pour le vote de dimanche. Il s'y prend à la derniere minute mais avait tellement à faire de convaincre tout le monde ; argumentant pour les uns et se contredisant pour les autres.
La suite ...
"Il est fondamental que les religions - et notamment la religion catholique - participent aux grands débats de société", estime le candidat UMP, pour qui "le christianisme a vu naître notre nation".
La suite ...
Nouvel acte de censure pré-électoral
Voici un livre sur Sarko qui pourrait vous interesser :
A DL ICI
A DL ICI
"Face à l’acte de censure qui vient de frapper le magistrat Serge Portelli, il est d’extrême urgence et d’utilité publique de diffuser son ouvrage interdit, décrivant les années de pratiques ministérielles de M. Sarkozy que la population est ainsi empêchée de connaître.
Il devait être édité par les Editions Michalon…. qui vient d’y renoncer au dernier moment empêchant toute publication chez un autre éditeur avant les élections.
L’éditeur Michalon a subi des pressions…"
lundi 16 avril 2007
www.antisarko.net
www.antisarko.net
La chanson :
Les paroles :
C’est contre toi cette chanson
Toi petit homme qui sans raison
Avec des discours et des lois
Nous a donné tous un peu froid
Toi qui nous a repris l’espoir
Que nous avions de la mémoire
Tous les gens bien et mal intentionnés
Vont te claquer la porte au nez
Il parle parle parle et personne s’étonne
Moi ca me fait mal mal mal d’entendre cet homme
Sarkozy, ta vision de la France n’est pas la mienne, man
Je la connais pas cœur laisse moi déchirer ton programme
1.
Un jour s’est décidé, dans un dîner d’élite
Que discuter ensemble, deviendrait un délit
A ceux qui n’ont pas la chance d’être bien logés à Neuilly
Sortez de la tour et des uniformes seront là pour vous accueillir
La tentation est rapide et efficace
Y a des caméras dans la rue mais sans les dédicaces
Il a coupé les crédits des assos dans les quartiers
Mais sais tu qu’éducateurs et CRS n’ont pas le même métier
On m’a dit partout j’ai lu entendu la jeunesse est vivante
Ouvrez les yeux, écoutez, ses idées ne sont pas récentes
N’a-t-on pas été assez clair ? Jamais d’une politique à la Blair
Dès demain qu’on le chasse vite vite vite d’ici avant que nos enfants pleurent
2.
Mais dis moi que fait la police ?
Humiliation, bavure, bien trop longue est la liste
Mais dis moi que fait le ministre ?
Provocation séduction de l’électorat lepéniste
Policiers, CRS, ne font plus régner l’ordre mais blessent
Dis moi : est ce normal que la vue d’un uniforme stresse ?
Deux grammes de weed en poche et voilà qu’ils t’enmènent au poste
Et le ministre ferme les yeux sur les gardes à vue matches de boxe
Il paraît qu’ça rassure, moi ça me fait peur
Le modèle américain j’vois pas l’apport mais j’vois c’qu’on y perd
On est comme des lions, qu’ils voudraient mettre dans des cages
On est des millions, à vouloir faire passer ce message :
Il est dangereux, malgré ce que disent les médias,
Elle est dangereuse, sa politique de l’immédiat
Il est dangereux, il nous mythone il nous endort
On connaît les dégats qu’il a causé pour lutter que faut il encore ?
3.
T’as tout faux, tes raisonnements sont mauvais décalés,
T’as pas le niveau, s.a.r.k.o, t’es pas bien grand,
C’est pas nouveau, droite de la droite on connaissait
Mais là c’est trop, tu alimentes la haine avec tes mots
Donne ton karsher à toutes les amês offensées
Au passage un rappel, tous ces jeunes sont français
A la tête de l’Etat j’vois une tache toute foncée
Y a du nettoyage à faire un parasite à effacer
Ta mission, maintenant tu la connais elle s’appelle
Démission, on veut plus t’entendre vomir à la
Télévision. A quand l’éclaircie, quand de meilleures
Prévisions ? tu connais ta mission : démission
(TOUS DROITS PROTEGES SUR PAROLES ET MUSIQUE)
Une chanson à faire tourner, à écouter et à diffuser...Diffusion libre.
Sons et infos sur le sound system Bhale Bacce Crew et l'asso Onsfoudkilao : http://www.onsfoudkilao.com
Contact : association@onsfoudkilao.com
SIDA : pas d’impôts sur nos vies
"Des militantEs d’Act Up-Paris ont manifesté ce soir devant la Mutualité [1], pour dénoncer les dangers que fait peser le candidat de l’UMP sur la santé. Ainsi que le proclament les affiches collées depuis mardi dans la capitale : Nicolas Sarkozy 2007-2012 : nous n’y survivrons pas.
Nicolas Sarkozy prévoit quatre franchises sur les examens biologiques, sur les médicaments, sur les visites médicales et sur l’hospitalisation. L’objectif est clair : démanteler le système solidaire de la Sécurité sociale et faire payer les plus malades en les culpabilisant.
Une fois mortEs, les malades coûtent toujours moins cher à la Sécu.
Les personnes atteintes d’une affection longue durée : sida, cancer, mucovicidose, hypertension, etc.) sont les plus visées par Nicolas Sarkozy. Ce sont elles qui ont le plus besoin d’examens, de médicaments, de visites médicales ; ce sont elles qui sont le plus souvent hospitalisées.
En décembre 2004 le candidat UMP, alors ministre des Finances, imposait le forfait à 1 euro. Nous écrivions alors : « Hugues est séropositif et malade depuis très longtemps. Sa prise en charge et ses traitements ne posent aucun problème grave. Au cours de l’année, il aura pourtant dû recourir à de nombreux actes et consultations : une consultation de routine avec son médecin VIH par trimestre et un bilan de routine à la même fréquence ; deux consultations de diététique, deux de dermatologie, une de cardiologie, une d’ophtalmologie, deux avec un dentiste ; il aura par ailleurs eu besoin de deux radios et d’un dosage plasmatique. Ce qui fait 19 consultations ou actes médicaux, pour le seul suivi des problèmes liés au VIH. ».
Le suivi médical d’Hugues est conforme aux recommandations des expertEs sur la prise en charge du VIH/sida. Pourquoi faudrait-il qu’il paie plus qu’une personne en bonne santé ? Du seul fait qu’il est malade ? Que se passera-t-il, dans le système Sarkozy, si Hugues n’a pas les moyens de payer ses franchises sur les services ou les médicaments dont il a besoin ? Mieux vaut pour Hugues, comme pour toutes les personnes gravement malades, qu’ils ou elles aient de quoi payer. Sinon, la logique de Nicolas Sarkozy est simple : mortEs, les malades coûtent toujours moins cher.
La prévention et le diagnostic précoce sacrifiés.
Diagnostiquer précocement une infection à VIH - ou un diabète, un cancer, un glaucome, une allergie, une syphilis, une ostéoporose, etc. - est la garantie d’une prise en charge optimale. Or, se préoccuper de sa santé n’est pas une priorité si son quotidien est occupé par la recherche d’un revenu, d’un toit, ou d’un titre de séjour. Toute politique de santé devrait donc favoriser, notamment auprès des plus précaires, l’accès à un dépistage précoce.
Les franchises que proposent Nicolas Sarkozy s’opposent à une politique de prévention et de dépistage. « Autant attendre, vu le prix de la franchise, d’aller vraiment mal pour consulter » : voilà ce qu’on se dira. En plus d’être inhumaine, cette politique est inefficace économiquement puisque les personnes, ainsi découragées d’une prise en charge précoce, reviendront vers le système de soins avec des problèmes de santé graves, bien plus coûteux.
Nicolas Sarkozy entend taxer les plus malades et les expose comme bouc émissaires. Il cherche à détruire ce qui reste d’un système de santé solidaire et sacrifie définitivement la prévention et le dépistage précoce. Nous n’y survivrons pas. Et vous non plus."
ICI
vendredi 13 avril 2007
jeudi 12 avril 2007
mercredi 11 avril 2007
ICI
“La France n’a pas de leçon à recevoir de ce point de vue”. Tout le monde sait que la France a une histoire à valeur d’exemple. Ironie de l’histoire: heureusement que le candidat UMP ne parle pas allemand, il prendrait alors peur en apprenant que ses initiales, NS, sont l’abbréviation du mot “nazisme”… Tout cela me bien fait froid dans le dos.
Mon avis sur la question
Pour ma part, l'image que me donne Sarko est celle d'un Napoléon : Assoiffé de pouvoir, il ne se suffira pas à gouverner notre pays. Il s'imissera dans les relations internationales et se melera au coté des USA des problemes du moyen-orient. Ce genre d'actions étanchera un moment sa soif.
Tout comme Le Pen, baricader nos frontières et expulser les étrangers illégaux ne lui suffiront pas, il s'en prendra aussi à tous les Français tant que ça pourra lui servir à amasser encore plus de pouvoir : répression, menaces, influences, abus de pouvoir ...
Il modifiera les lois comme ça l'arrange et dans notre dos pour mettre en place une république à son image. Il faudra marcher au pas et faire profil bas. Vous serez contrôlé, suivi, fiché... Et si vous n'ètes malheureusement pas blanc comme neige ... alors soyez prêt à servir d'exemple.
Avec Sarko ou contre Sarko mais il n'y aura pas de juste milieu. Prions qu'il n'y ai pas a choisir entre Sarko et Le Pen car le pire resterais à venir.
Allez franchement chercher au fond de vos trippes ce que vous inspire cette personne quand vous la regarder palabrer.
Tout comme Le Pen, baricader nos frontières et expulser les étrangers illégaux ne lui suffiront pas, il s'en prendra aussi à tous les Français tant que ça pourra lui servir à amasser encore plus de pouvoir : répression, menaces, influences, abus de pouvoir ...
Il modifiera les lois comme ça l'arrange et dans notre dos pour mettre en place une république à son image. Il faudra marcher au pas et faire profil bas. Vous serez contrôlé, suivi, fiché... Et si vous n'ètes malheureusement pas blanc comme neige ... alors soyez prêt à servir d'exemple.
Avec Sarko ou contre Sarko mais il n'y aura pas de juste milieu. Prions qu'il n'y ai pas a choisir entre Sarko et Le Pen car le pire resterais à venir.
Allez franchement chercher au fond de vos trippes ce que vous inspire cette personne quand vous la regarder palabrer.
"Sarko mot à mot", un documentaire inédit sur le Net
Sarko, mot à mot est un documentaire inédit sur Nicolas Sarkozy qui vient de sortir exclusivement sur Internet. Réalisé par Claude Théret, ce film en quatre parties est écrit par deux journalistes, Gérard Leclerc de France 2, et Florence Muracciole du Journal du dimanche. Sarko mot à mot confronte 25 Français à des discours de Nicolas Sarkozy sur la réussite, la France ou encore la discrimination positive. En contrepoint, historiens, politiques, experts et présidents d'associaition commentent ces propos (voir le documentaire).
Suite à la suppression des vidéos sur dalymotion :
“De retour sur le net :
Partie 1 : http://www.ifilm.com/video/2845503
Partie 2 : http://www.ifilm.com/video/2845510
Partie 3 : http://www.ifilm.com/video/2845855
Partie 4 : http://www.ifilm.com/video/2845857
Ou là :
http://video.google.fr/videoplay?docid=-7010553442844374808&q=sarko mot %C3%A0 mot”
Sarkozy aurait promis une amnistie "déguisée" à Chirac
Le Canard Enchaîné révèle, dans son édition du mercredi 11 avril, un accord que Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac auraient passé il y a quelques semaines, qui devrait permettre au président sortant d’éviter toute poursuite judiciaire. D’après l’hebdomadaire satirique, le candidat de l’UMP s’y est officiellement engagé, s’il est élu à la présidence de la République, en échange du soutien de Jacques Chirac à sa candidature.
Concrètement, le nouveau projet de loi sur la lutte contre la délinquance, promis par Nicolas Sarkozy pour juillet s’il est élu, comportera un article qui imposera aux juges de clore leurs dossiers au plus tard une dizaine d’années après les faits, pour les simples délits. Le Canard Enchaîné cite un proche de Jacques Chirac, sous couvert d’anonymat : "Les dossiers trop anciens, encore à l’instruction, seront purement et simplement annulés. Le tout, au nom d’une bonne administration de la Justice…".
"Nettoyage approfondi"
Pour le président sortant, cette réforme reviendrait à annuler toute poursuite judiciaire à son encontre. Le Canard Enchaîné, qui parle de "nettoyage approfondi", rappelle les trois affaires dans lesquelles Jacques Chirac est -encore- impliqué : le dossier de l’emploi fictif d’une secrétaire de l’ex-RPR, les enquêtes sur des dizaines d’autres emplois fictifs de la Mairie de Paris et l’instruction de son collègue Jean-Marie d’Huy sur les fausses factures de l’imprimerie municipale Sempap.
D’anciens collaborateurs de Jacques Chirac, notamment Robert Pandraud et Michel Roussin, ainsi que Jean Tiberi, pourraient également bénéficier de cette disposition. Le Canard Enchaîné fait par ailleurs remarquer que cette nouvelle règle, "fixant à dix ans la durée maximale d’une instruction", va également "rendre caducs" des dossiers touchant directement Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine : par exemple, l’affaire de son appartement sur l’île de Jatte.
Avant la présidentielle de 2002, Nicolas Sarkozy avait déjà promis une loi similaire si le président le nommait Premier ministre, toujours selon l’hebdomadaire. Mais c’est Jean-Pierre Raffarin qui avait alors été désigné...
mardi 10 avril 2007
Le "meilleur des mondes" de M. Sarkozy, par Hervé Chneiweiss
La science, vecteur essentiel d'émancipation et d'élargissement du champ des libertés, sera-t-elle bientôt l'instrument de contrôle des consciences et des comportements humains ? Après avoir proposé un cahier de suivi des troubles de conduite des enfants à partir de l'âge de 3 ans, Nicolas Sarkozy nous fait part, dans le numéro d'avril du mensuel Philosophie Magazine, de sa conviction que la pédophilie est d'origine génétique. Il est tout aussi convaincu que c'est la génétique qui fait que 1 300 adolescents se suicident chaque année en France. M. Sarkozy se fait ainsi le porte-parole du rêve déterministe : établir, par la description anatomique ou anatomo-fonctionnelle, une relation simple, linéaire, permanente entre des gènes, des cellules, des circuits et des comportements.
La biologie récente semble servir en première analyse ce projet. D'abord en ayant fourni le catalogue des gènes exprimés via le décryptage du génome humain. Ensuite en offrant une analyse de plus en plus fine de la neuro-anatomie et bientôt les schémas des activités cérébrales de référence. Pour autant, plus ce projet se complète et plus le rêve déterministe s'éloigne. Dans le même temps, le rôle des interactions entre le biologique et son environnement, la probabilité d'occurrence d'un événement et l'influence de l'histoire particulière de l'individu, apparaissent de plus en plus fort.
Dans le Meilleur des mondes, Aldous Huxley, s'inspirant des travaux du physiologiste anglais Haldane, invente le fameux "procédé Bokanovski", qui multiplie les jumeaux avant de les transformer en "alpha", "bêta", "gamma", "delta" ou "epsilon" grâce à un conditionnement extérieur associant le biologique et l'élevage. Les comportements humains obéissent-ils à des schémas contraints que nous sommes en train de décrypter ou ne s'agit-il que d'une conception idéologique, vieille comme l'humanité, rénovée à l'aune de la science ? Cette conception déterministe, c'est l'éternelle histoire d'un destin implacablement appelé à se réaliser à partir de l'expression de facteurs innés ou irréversiblement acquis, fixés par des apprentissages précoces.
La question n'est pas un simple jeu de spéculation intellectuelle. Le déterminisme est à l'origine de toutes les pratiques eugéniques qui ont jalonné la première moitié du XXe siècle, comme la stérilisation forcée de milliers de malades mentaux aux Etats-Unis ou en Scandinavie ou le projet d'extermination, par les nazis, des homosexuels. La génétique moléculaire comme la biologie du développement ont démontré la fausseté de cette conception. Il faut nécessairement les interactions de tout élément du vivant avec son environnement pour créer une histoire, particulière, spécifique, individuelle.
Les découvertes scientifiques récentes révèlent certes les contraintes matérielles sur lesquelles s'élabore l'information, génétique ou neurale. Elles révèlent aussi de plus en plus l'extraordinaire plasticité des systèmes vivants, leurs capacités d'évolution et d'adaptation, tout au long de la vie.
Les propos de M. Sarkozy reposent sur la croyance aussi simple que fausse selon laquelle un gène détermine un caractère et, partant, qu'une sélection des "bons" gènes permettrait l'obtention de "bons" caractères. Une telle lecture du vivant et de sa transformation n'est pas véritablement nouvelle. A sa manière, la phrénologie de Gall, à la fin du XVIIIe siècle, se fondait sur cette approche.
Elle consistait à attribuer un caractère spécifique à telle ou telle région superficielle du cortex cérébral, repérable au niveau de la boîte crânienne. Le fait qu'une personne présente un caractère particulièrement développé n'avait d'autres explications que le développement de la région corticale correspondante. La bonté ou la sagesse, la bêtise ou l'instinct criminel correspondaient ainsi au degré de développement de certaines bosses du crâne. Cette théorie a fait long feu. Les connaissances acquises par l'enregistrement de l'activité des neurones cérébraux puis par les techniques d'imagerie fonctionnelle montrent à quel point la réalité est autrement plus complexe que les convictions de Gall. Pour autant tous ces acquis n'ont pas encore chassé de l'imaginaire populaire la bien trop fameuse "bosse des maths".
Un gène n'agit pas seul. La partie du gène qui est responsable de l'expression d'une protéine, une enzyme par exemple ou une protéine du squelette de la cellule, n'est que l'une des voitures d'un immense train. Chaque élément de ce train va modifier le lieu, le moment ou le degré d'expression de la protéine, voire même sa structure. Une protéine existe en effet souvent sous forme de module. Certains de ces modules sont "en option". Selon qu'ils sont ou non exprimés, la protéine agit de manière plus ou moins longue, en un site ou en un autre, préfère un partenaire moléculaire ou un autre.
Un gène fait donc bien partie d'un réseau complexe d'interactions. C'est dire surtout la difficulté qu'il peut y avoir à déterminer "la" fonction d'un gène donné. C'est dire la complexité intrinsèque au fonctionnement de nos cellules sans même parler de nos comportements plus élaborés. Ajoutons que le fait qu'une anomalie perturbe un système complexe ne fait pas de la cause de l'anomalie la fonction elle-même. Il est bien clair qu'une fermeture qui interdirait brutalement l'accès au pont Alexandre-III à Paris provoquerait rapidement de grosses perturbations de la circulation automobile dans tout l'ouest de la capitale ; cela ne signifie pas pour autant que la fonction circulatoire automobile parisienne repose dans sa totalité sur le pont Alexandre-III.
Un gène n'est pas univoque. Une des grandes surprises du séquençage du génome humain réside dans la découverte du petit nombre de nos gènes : moins de 30 000, soit à peine plus que le génome de la drosophile ou mouche du vinaigre. Ceci sous-entend qu'un gène peut être inclus dans plusieurs réseaux de régulations complexes ; dès lors le résultat final de son activation n'est sans doute pas aussi simple que certains pourraient l'espérer.
Certains faits scientifiques sont instrumentalisés, et nous voyons alors surgir une tentative insidieuse et perverse de nouvelle validation de préjugés sociaux. Cet objectif d'analyse prédictive part de la génétique et vise non seulement la maladie mentale ou neurologique, mais également des caractéristiques du comportement et les capacités intellectuelles. Cette croyance au "tout biologique" déterministe pourrait avoir de sérieuses implications sur notre système de santé et notre justice, mais aussi sur les méthodes éducatives, tant à l'école qu'à la maison.
Comment dès lors ne pas nous inquiéter de voir un ancien ministre de l'intérieur, candidat à l'élection présidentielle, nous conduire vers les horizons mêlés du Meilleur des mondes d'Huxley et de 1984 d'Orwell ? Aux antipodes de tout cela, nous devons avoir le courage de penser collectivement le progrès scientifique afin d'en préserver les bénéfices pour le plus grand nombre et de garder la maîtrise des nouveaux espaces de liberté que la science révèle.
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Hervé Chneiweiss est directeur du laboratoire plasticité gliale du Centre Paul-Broca (Paris) et rédacteur en chef de la revue "Médecine/Sciences".
Gènes: les propos de Sarkozy "pas scientifiquement fondés", pour les experts
Attribuer aux gènes la responsabilité de la pédophilie et des suicides de jeunes, comme l'a fait récemment Nicolas Sarkozy, est "scientifiquement non fondé" et risque d'ouvrir la voie à une forme d'eugénisme, ont mis en garde ce week-end des spécialistes médicaux.
"C'est une ineptie purement idéologique qui est totalement à côté des acquis actuels de la science et de la génétique en particulier", selon le Pr Bernard Golse, pédopsychiatre à l'hôpital Necker-Enfants malades.
"Entamer une croisade sur l'aspect génétique de la pédophilie est scientifiquement non fondé", ajoute le Pr Golse, interrogé par l'AFP.
Dans un récent entretien avec le philosophe Michel Onfray paru dans Philosophie magazine, M. Sarkozy assurait "incliner (...) à penser qu'on naît pédophile". A propos du suicide des jeunes, il déclarait: "Ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité".
Assurant qu'"il n'y a pas de gène d'un destin malheureux", le généticien Axel Kahn a jugé dimanche "relativement grave" l'existence de "tout un courant qui prétend que les gènes sont tellement déterminants (...) qu'ils sont responsables de certains désordres de la société, et que par conséquent, la contrainte, les difficultés économiques, les malheurs sociaux n'y sont pour rien".
Insistant sur la liberté de l'homme et pointant le risque d'eugénisme, Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, avait aussi critiqué samedi l'idée d'une éventuelle prédétermination génétique des pédophiles.
"L'idée d'une pédophilie prédictible et génétique, c'est purement renouer avec le chromosome du crime de Cesare Lambroso", criminologue italien du XIXe siècle, relève le Pr Golse.
Or, défendre l'idée d'un tel type de déterminisme est "extrêmement dangereux", met en garde Christine Bellas-Cabane, présidente du Syndicat national des médecins de la protection maternelle et infantile (SNMPMI), rappelant, elle aussi, les risques de dérives eugénistes.
Elle avait été l'an dernier, ainsi que le Pr Golse, parmi les initiateurs de la pétition "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans" s'opposant au projet, défendu par l'ex-ministre de l'Intérieur, de détection précoce de troubles du comportement pour prévenir la délinquance.
Les récents propos de M. Sarkozy renvoient aussi à une "façon très linéaire, réductrice et faussement prédictible d'utiliser la génétique", note le Pr Golse.
Or, dit-il, compte tenu des acquis de la science, on "n'est plus du tout dans une génétique causale reliant un gène et un effet comportemental", mais dans "une génétique beaucoup plus complexe, une génétique de vulnérabilité".
Avoir des "facteurs de susceptibilité, de prédisposition, cela ne suffit pas pour devenir délinquant ou se suicider, il y a des effets de rencontres avec l'environnement au sens large: relationnel, psychologique, sociologique, politique, culturel", souligne-t-il. Il n'y a, dit-il, "aucune prédiction possible parce que, par définition, les effets de rencontres sont imprévisibles, sinon notre vie serait entièrement écrite à l'avance".
En ce qui concerne la pédophilie, il n'y a "pas la moindre preuve" de gènes de susceptibilité, insiste-t-il.
Une expression comportementale est "souvent reliée à plusieurs types de facteurs qui s'entrecroisent, qui s'articulent", souligne aussi le Pr Gérard Schmidt, président du Collège de pédopsychiatrie.
"La maturation cérébrale continue jusqu'à l'adolescence" en interaction avec les expériences vécues, ajoute-t-il, mettant en garde contre toute prédiction sur la base de comportements précoces ou de caractéristiques purement génétiques.
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vendredi 6 avril 2007
Sarko VS Azouz
ICI
"Il n'y connaît rien en politique (...). C'est le Beur de Villepin», disent de lui les ministres et députés sarkozystes, selon Azouz Begag. Il raconte aussi un rendez-vous en tête-à-tête avec Nicolas Sarkozy — où le ministre «joue le persécuté» — et surtout un coup de fil violent.
Au téléphone, Nicolas Sarkozy «me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m'empêcher de le consigner sur le champ», relate Azouz Begag, avant de citer l'ex-ministre de l'Intérieur: «Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule.»
«Le ministre de l'Intérieur m'a conseillé, dans une ultime menace, de ne jamais plus lui serrer la main à l'avenir, sinon il allait m'en cuire», ajoute l'ex-ministre."
jeudi 5 avril 2007
Sarko et la licence globale
On pouvait s’en douter mais c’est maintenant clair : Sarkozy ne mettra pas en œuvre le système de licence globale.
Le candidat promet uniquement de faire émerger un nouveau modèle économique, pour expliquer comment télécharger des distributions linux ou des musiques libres sans risquer un procés, il faudras attendre un éventuel état des lieux fin 2007.
“Si je suis élu président de la République, il n’y aura pas de licence globale parce que je crois au respect de la propriété de celui qui écrit, compose, tourne, peint, sculpte, et je n’accepterai pas l’idée de vol organisé sous prétexte de jeunisme et de la société de l’information, parce qu’avec ça on tuera définitivement toute forme de création”
Le candidat promet uniquement de faire émerger un nouveau modèle économique, pour expliquer comment télécharger des distributions linux ou des musiques libres sans risquer un procés, il faudras attendre un éventuel état des lieux fin 2007.
mercredi 4 avril 2007
Emeutes à la Gare du Nord
ICI
Emeutes à la Gare du Nord : petit cours de dé(sin)formation et de démagogie par Nicolas Sarkozy
Suite aux émeutes à la Gare du Nord, vu les échéances électorales du 22 avril prochain, les candidats ne pouvaient pas ne pas réagir.
La réaction de Nicolas Sarkozy est particulièrement intéressante, il nous démontre en quelques mots tout son savoir-faire de communicant démagogique, déformant la réalité à son profit.
Le Monde a publié les réactions des trois candidats en tête des sondages actuellement. Commençons par les opposants à Nicolas Sarkozy, avant de finir par sa brillante intervention.
mardi 3 avril 2007
Vous voulez voter pour ce type ??
Quand je vous dis qu'il me fait flipper ce type ...
Un faute de jugement qui en dit long sur la politique de N. Sarkozy1 au sujet du suicide :
1- on nait suicidaire
2- c’est une fragilité qui échappe à l’environnement, aux parents
3- donc : si un jeune se suicide, « ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! »
C’est une erreur absolue car :
- quel le scientifique peut prétendre connaître le gène du suicide ?
- comment une personne pourrait-elle ignorer ce que son entourage lui dit ?
- est-il possible que ce que lui dit son entourage puisse n’avoir aucun effet ?
La conséquence politique est plus grave qu’une simple erreur de jugement : si le suicide est génétique, n’y a-t-il pas là le risque de laisser ces personnes en plan sous prétexte que contre les gènes, il n’y a rien à faire ?
Extrait de l'entretien rapporté dans Philosophie magazine
M.Onfray : « Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons ».
N.Sarkozy : « Je ne suis puis d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense ».
1- « Confidences entre ennemis », entretien entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray, lu dans Philosophie Magazine, avril 2007, propos recueillis par Alexandre Lacroix et Nicolas Truong
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