Le bouche-à-bouche ferait plus de mal que de bien. C’est la conclusion d’une étude japonaise publiée samedi dans la revue médicale britannique de référence «The Lancet».
En cas d'arrêt cardiaque, le massage cardiaque externe, sans bouche-à-bouche associé, pourrait s'avérer la meilleure technique à employer par des témoins.
Après avoir analysé les taux de survie de plus de 4.000 adultes victimes d'arrêt cardiaque en présence de témoins sans formation médicale dans la région de Kanto au Japon, les chercheurs jugent «préférable» de préconiser le seul massage cardiaque externe (ou compression thoracique).
Faible teneur en oxygène
«Nous savons maintenant que la respiration artificielle non seulement ne sert à rien, mais qu'elle est souvent nuisible», résume Gordon Ewy de l’université d’Arizona qui a commenté l’étude dans «The Lancet».
Lorsqu'une personne seule alterne bouche-à-bouche et massage cardiaque, comme préconisé jusque-là, cela entraîne des «longues interruptions» du massage cardiaque externe. Or, note-t-il, le taux de survie est plus élevé «lorsque le sang a une plus faible teneur en oxygène mais qu'il continue de circuler dans le corps grâce à des compressions thoraciques continuelles, que lorsque le sang contient beaucoup d'oxygène mais qu'il ne circule pas bien à cause de l'interruption des compressions thoraciques.»
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire